Olivier Malaponti | |
Donner la vie, un geste simple
Le don de sang, de plaquettes, de moelle osseuse est déterminant dans le traitement de la leucémie. Parce que les hôpitaux en manquent cruellement, l'association Laurette Fugain sensibilise le grand public au don de soi. Il y a deux ans, Pierre Simon a fait don d'une infime partie sa moelle osseuse. C'était le 13 juin 2002. Dons financiers et don de temps à diverses associations, Pierre Simon, engagé sur plusieurs fronts, milite activement aux côtés de l'association Laurette Fugain. Rencontre avec un homme pour qui le don de soi est une philosophie de vie.
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Donner de soi
« Dès que je peux donner, je donne ! » Pierre Simon fait partie de ceux qui ont intégré qu'aider les autres ne coûte pas grand-chose. Du haut de son 1,86 m, cet homme de 38 ans, altruiste, affable et généreux, a sauté un pas que peu d'individus osent franchir : donner un peu de sa moelle osseuse. Un geste qu'il qualifie de « simple, bête et banal ».
Un geste simple
« Je me suis dit : c'est comme un don de sang. Ça peut aider quelqu'un et ça ne coûte rien ! La seule conséquence, c'est d'avoir deux bleus au postérieur ! », lance-t-il en souriant. « C'est une opération très légère, explique-t-il. Vous êtes hospitalisé entre 48 et 72 heures. Vous êtes sous anesthésie générale, donc vous ne sentez rien. Les gens doivent savoir que ce n'est pas douloureux. On vous aspire la moelle au niveau de l'os du bassin avec des seringues. Ce n'est pas vraiment une opération en fait ! »
Un don de vie
Détaché, il poursuit : « Les gens doivent prendre conscience qu'il y a des choses très faciles pour sauver d'autres personnes et que les priorités ne sont pas toujours là où on le pense. Grâce à une simple opération, une personne peut continuer à vivre, recommencer à travailler, et n'est plus un poids pour la société. Dès que c'est possible, dès lors que vous correspondez à quelqu'un que vous pouvez sauver dans le monde, il faut y aller ! », insiste-t-il.
Le manque de donneurs
Comment expliquer alors que le nombre de donneurs soit si peu élevé ? « La méconnaissance, le manque d'information est la principale barrière qui fait qu'un individu a du mal à franchir le pas et donner, répond Pierre. Il faut plus de communication pour inciter les gens à donner davantage. Je pense que le public est mal informé sur le don de moelle osseuse, analyse-t-il. On devrait en parler dans les entreprises, par exemple. »
Une expérience à partager
Malheureusement, les gens ne connaissent ce milieu-là que lorsqu'ils sont confrontés à la maladie. C'est pourquoi Pierre en parle au maximum autour de lui et, même s'il ne réussit à convaincre qu'une seule personne de donner sa moelle, « c'est peut-être celle-là qui va sauver quelqu'un ». Le message à destination du public que Pierre cherche à faire passer ? « Si un jour on veut recevoir, il faut savoir donner. » Tout simplement.
En savoir plus sur l'association Laurette Fugain :
http://www.laurettefugain.org/
N° magique Indigo : 3260 dites « Association Laurette Fugain »
Crédit photo : Benjamin Horvais, Association Laurette Fugain
« Dès que je peux donner, je donne ! » Pierre Simon fait partie de ceux qui ont intégré qu'aider les autres ne coûte pas grand-chose. Du haut de son 1,86 m, cet homme de 38 ans, altruiste, affable et généreux, a sauté un pas que peu d'individus osent franchir : donner un peu de sa moelle osseuse. Un geste qu'il qualifie de « simple, bête et banal ».
Un geste simple
« Je me suis dit : c'est comme un don de sang. Ça peut aider quelqu'un et ça ne coûte rien ! La seule conséquence, c'est d'avoir deux bleus au postérieur ! », lance-t-il en souriant. « C'est une opération très légère, explique-t-il. Vous êtes hospitalisé entre 48 et 72 heures. Vous êtes sous anesthésie générale, donc vous ne sentez rien. Les gens doivent savoir que ce n'est pas douloureux. On vous aspire la moelle au niveau de l'os du bassin avec des seringues. Ce n'est pas vraiment une opération en fait ! »
Un don de vie
Détaché, il poursuit : « Les gens doivent prendre conscience qu'il y a des choses très faciles pour sauver d'autres personnes et que les priorités ne sont pas toujours là où on le pense. Grâce à une simple opération, une personne peut continuer à vivre, recommencer à travailler, et n'est plus un poids pour la société. Dès que c'est possible, dès lors que vous correspondez à quelqu'un que vous pouvez sauver dans le monde, il faut y aller ! », insiste-t-il.
Le manque de donneurs
Comment expliquer alors que le nombre de donneurs soit si peu élevé ? « La méconnaissance, le manque d'information est la principale barrière qui fait qu'un individu a du mal à franchir le pas et donner, répond Pierre. Il faut plus de communication pour inciter les gens à donner davantage. Je pense que le public est mal informé sur le don de moelle osseuse, analyse-t-il. On devrait en parler dans les entreprises, par exemple. »
Une expérience à partager
Malheureusement, les gens ne connaissent ce milieu-là que lorsqu'ils sont confrontés à la maladie. C'est pourquoi Pierre en parle au maximum autour de lui et, même s'il ne réussit à convaincre qu'une seule personne de donner sa moelle, « c'est peut-être celle-là qui va sauver quelqu'un ». Le message à destination du public que Pierre cherche à faire passer ? « Si un jour on veut recevoir, il faut savoir donner. » Tout simplement.
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