Violaine de Marsangy | |
Cancer du sein, un combat de couple
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme : 42 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Les comités de la Ligue contre le cancer apportent leur soutien aux malades et à leur famille. Parce que vaincre le cancer est un combat difficile, il est important pour les malades d'être soutenues par leur entourage. Malgré la transformation physique et les moments difficiles, le couple de Gérard et Agnès est sorti renforcé de cette épreuve qu'ils ont vécue à deux.
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L'engagement
« Je suis admiratif de son comportement et de son engagement. » Gérard Rousseau parle de sa femme, Agnès, avec beaucoup de tendresse. Atteinte d'un cancer du sein en 1996, elle est aujourd'hui bénévole à la Ligue contre le cancer. Gaie, féminine et dynamique, elle l'est restée tout au long de sa maladie. « Dès le lendemain de son opération, elle était maquillée, elle faisait de l'exercice, j'ai compris qu'elle allait se battre », se rappelle Gérard.
Le verdict
C'est lors d'un contrôle de routine que les médecins décèlent une tumeur au sein gauche. Agnès doit être opérée. Au réveil, le verdict est sévère : il s'agit bien d'un cancer. « J'ai cru que j'allais mourir. J'ai eu peur et j'étais triste. Je me disais que j'aurais été une bonne grand-mère. », se souvient Agnès. Gérard aussi a pensé à la mort, mais il le cache. « Je ne voulais pas avoir une attitude négative en face d'Agnès, je faisais tout pour qu'elle garde le moral. Mais, quand je me retrouvais seul, c'était très dur », reconnaît-il.
Une épreuve commune
Le cancer d'Agnès est invasif, il faut lui enlever le sein. « Psychologiquement, ça a été très dur. A cette époque, j'ai beaucoup pleuré », explique-t-elle. « Heureusement, mon mari était très présent. Toutes les femmes n'ont pas cette chance » ajoute-t-elle. Gérard s'organise, il jongle avec son emploi du temps professionnel. Il accompagne son épouse à toutes les consultations. Dix-huit mois après la première opération, Agnès doit subir l'ablation du second sein, atteint également. « J'adorais les seins d'Agnès ! » s'exclame Gérard. Au début, lui aussi, a eu du mal à l'accepter. Mais cette épreuve ne les a pas éloignés, bien au contraire. « Cette aventure nous a même rapprochés, nous l'avons vécue ensemble », disent-ils.
L'avenir
La reconstruction, en revanche, est une démarche plus personnelle. Gérard s'était habitué au nouveau corps de sa femme, ce n'était pas essentiel pour lui. Agnès voit les choses différemment : les prothèses sont inconfortables et peu esthétiques. Elle se décide pour l'intervention chirurgicale.Dans quelques jours, Gérard et Agnès seront grands-parents. La vie familiale suit son cours. Agnès poursuit son combat en témoignant auprès de la Ligue contre le cancer et Gérard n'est jamais très loin.
En avoir plus sur la Ligue contre le cancer :
http://www.ligue-cancer.net
Crédits photo : Benjamin Horvais, la Ligue contre le cancer
« Je suis admiratif de son comportement et de son engagement. » Gérard Rousseau parle de sa femme, Agnès, avec beaucoup de tendresse. Atteinte d'un cancer du sein en 1996, elle est aujourd'hui bénévole à la Ligue contre le cancer. Gaie, féminine et dynamique, elle l'est restée tout au long de sa maladie. « Dès le lendemain de son opération, elle était maquillée, elle faisait de l'exercice, j'ai compris qu'elle allait se battre », se rappelle Gérard.
Le verdict
C'est lors d'un contrôle de routine que les médecins décèlent une tumeur au sein gauche. Agnès doit être opérée. Au réveil, le verdict est sévère : il s'agit bien d'un cancer. « J'ai cru que j'allais mourir. J'ai eu peur et j'étais triste. Je me disais que j'aurais été une bonne grand-mère. », se souvient Agnès. Gérard aussi a pensé à la mort, mais il le cache. « Je ne voulais pas avoir une attitude négative en face d'Agnès, je faisais tout pour qu'elle garde le moral. Mais, quand je me retrouvais seul, c'était très dur », reconnaît-il.
Une épreuve commune
Le cancer d'Agnès est invasif, il faut lui enlever le sein. « Psychologiquement, ça a été très dur. A cette époque, j'ai beaucoup pleuré », explique-t-elle. « Heureusement, mon mari était très présent. Toutes les femmes n'ont pas cette chance » ajoute-t-elle. Gérard s'organise, il jongle avec son emploi du temps professionnel. Il accompagne son épouse à toutes les consultations. Dix-huit mois après la première opération, Agnès doit subir l'ablation du second sein, atteint également. « J'adorais les seins d'Agnès ! » s'exclame Gérard. Au début, lui aussi, a eu du mal à l'accepter. Mais cette épreuve ne les a pas éloignés, bien au contraire. « Cette aventure nous a même rapprochés, nous l'avons vécue ensemble », disent-ils.
L'avenir
La reconstruction, en revanche, est une démarche plus personnelle. Gérard s'était habitué au nouveau corps de sa femme, ce n'était pas essentiel pour lui. Agnès voit les choses différemment : les prothèses sont inconfortables et peu esthétiques. Elle se décide pour l'intervention chirurgicale.Dans quelques jours, Gérard et Agnès seront grands-parents. La vie familiale suit son cours. Agnès poursuit son combat en témoignant auprès de la Ligue contre le cancer et Gérard n'est jamais très loin.
En avoir plus sur la Ligue contre le cancer :
http://www.ligue-cancer.net
Crédits photo : Benjamin Horvais, la Ligue contre le cancer
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