Anne-Laure Murier | |
Au secours des réfugiés
Créé en 1950 par les Nations Unies, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) est chargé d'apporter une protection à des populations déracinées et dans le besoin, réfugiées, demandeuses d'asile, rapatriées, déplacées. Evénement politique, renversement militaire, conflit religieux : Kamel Deriche, responsable des programmes d'urgence, raconte son expérience des situations de crise où des populations fuient en masse un danger de mort.
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Quand Kamel Deriche se remémore les situations d'urgence auxquelles il a dû faire front, son récit pulse au rythme d'un chronomètre. « C'est une véritable course contre la montre qui s'engage. Il ne faut pas laisser les réfugiés exposés au niveau des zones dangereuses ; il faut les accompagner en un lieu plus sûr. Notre unique but est de sauver des vies. »
Accéder aux populations
Première urgence, avaler de la route, si ce n'est de la piste, pour rejoindre les populations bloquées à des frontières souvent inhospitalières et conflictuelles. « Il faut convaincre ceux qui en ont le pouvoir de les laisser passer. » Ensuite, c'est de survie qu'il s'agit. « Ces populations, qui ont souvent marché sur des distances exceptionnelles, sont exténuées. » Ration d'eau et de quelques biscuits protéinés, couvertures, soins d'urgence, l'aide s'organise avec les autres associations présentes.
La priorité : Etablir un camp
Dans le meilleur des cas, un site aura été aménagé avant l'arrivée des réfugiés. « On a beau anticiper les ressources humaines et matérielles », relativise Kamel, « il n'existe souvent aucun abri approprié au début d'une crise. » Critères d'installation : un approvisionnement facilité, en eau notamment, une superficie suffisante, permettant une extension en cas de besoin, une bonne couverture végétale. Ces abris établis, les humanitaires devront s'attacher à les attribuer équitablement et d'éviter le surpeuplement. D'autant qu'un camp peut devenir le lieu de tous les dangers : coupe-gorge la nuit tombée ou base arrière à des groupes armés - une double menace pour les réfugiés et les humanitaires.
Humanitaires et réfugiés, des partenaires
Les réfugiés sont associés à toutes les phases d'installation du camp. « L'interaction doit être établie dès le début. Distribution des vivres, services de santé et d'éducation, rien ne devrait se faire sans les consulter. » C'est la poursuite d'un dialogue entamé à leur arrivée, pour réunir les familles et les rassurer sur les quelques biens sauvés dans la débâcle, mais aussi une façon d'ancrer leur quotidien dans un futur, en attendant leur retour au pays.
Le retour au pays : Le meilleur moment
« Un camp est fait pour concentrer au moindre coût des activités vitales d'assistance », conclut Kamel, évoquant cette réfugiée contrainte d'accoucher en plein air. « Même si j'en garde quelques souvenirs réconfortants, comme ces enfants se réjouissant de retourner dans un pays qu'ils ne connaissaient qu'à travers les histoires de leurs parents, un camp est toujours triste et laid. Le plus beau moment demeurera toujours celui où il disparaît. »
En savoir plus sur le HCR : http://www.UNHCRfrance.org/
Crédits photos : Suzy/HCR
Accéder aux populations
Première urgence, avaler de la route, si ce n'est de la piste, pour rejoindre les populations bloquées à des frontières souvent inhospitalières et conflictuelles. « Il faut convaincre ceux qui en ont le pouvoir de les laisser passer. » Ensuite, c'est de survie qu'il s'agit. « Ces populations, qui ont souvent marché sur des distances exceptionnelles, sont exténuées. » Ration d'eau et de quelques biscuits protéinés, couvertures, soins d'urgence, l'aide s'organise avec les autres associations présentes.
La priorité : Etablir un camp
Dans le meilleur des cas, un site aura été aménagé avant l'arrivée des réfugiés. « On a beau anticiper les ressources humaines et matérielles », relativise Kamel, « il n'existe souvent aucun abri approprié au début d'une crise. » Critères d'installation : un approvisionnement facilité, en eau notamment, une superficie suffisante, permettant une extension en cas de besoin, une bonne couverture végétale. Ces abris établis, les humanitaires devront s'attacher à les attribuer équitablement et d'éviter le surpeuplement. D'autant qu'un camp peut devenir le lieu de tous les dangers : coupe-gorge la nuit tombée ou base arrière à des groupes armés - une double menace pour les réfugiés et les humanitaires.
Humanitaires et réfugiés, des partenaires
Les réfugiés sont associés à toutes les phases d'installation du camp. « L'interaction doit être établie dès le début. Distribution des vivres, services de santé et d'éducation, rien ne devrait se faire sans les consulter. » C'est la poursuite d'un dialogue entamé à leur arrivée, pour réunir les familles et les rassurer sur les quelques biens sauvés dans la débâcle, mais aussi une façon d'ancrer leur quotidien dans un futur, en attendant leur retour au pays.
Le retour au pays : Le meilleur moment
« Un camp est fait pour concentrer au moindre coût des activités vitales d'assistance », conclut Kamel, évoquant cette réfugiée contrainte d'accoucher en plein air. « Même si j'en garde quelques souvenirs réconfortants, comme ces enfants se réjouissant de retourner dans un pays qu'ils ne connaissaient qu'à travers les histoires de leurs parents, un camp est toujours triste et laid. Le plus beau moment demeurera toujours celui où il disparaît. »
En savoir plus sur le HCR : http://www.UNHCRfrance.org/
Crédits photos : Suzy/HCR
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