Liam Rakimar | |
Les avancées de l'aide
Le bilan du séisme et des tsunamis qui se sont abattus sur l'Asie du Sud s'alourdit chaque jour : 280 000 victimes sont d'ores et déjà recensées. Sur place, les associations françaises font le point de la situation et des besoins : 1,8 million de personnes sinistrées dépendent de l'aide humanitaire. Aide alimentaire d'urgence, mise en place de camps avec des abris de fortune, eau potable. les besoins sont nombreux et, pour l'instant, malgré le déploiement extraordinaire des associations sur place et la mobilisation de l'ensemble du monde, l'aide arrive encore difficilement.
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Les difficultés d'acheminement
L'aide humanitaire peine à arriver aux populations les plus isolées et les besoins se font criants. Les ONG jouent une véritable course contre la montre pour tenter de répondre aux besoins. Accueillir les populations, leur procurer un abri, de la nourriture, des médicaments, des plaques de purification d'eau. L'OMS a annoncé l'apparition des premiers cas de maladies contagieuses et les associations médicales sont inquiètes des risques d'épidémies qui pourraient survenir, mettant en danger la vie des rescapés. Selon Koffi Anan, secrétaire général de l'ONU, il s'agit là de la plus grande catastrophe que les Nations unies aient eu à gérer.
La situation par pays
Parmi les pays les plus touchés, l'Indonésie, avec 94 000 morts et près de 400 000 déplacés, est considérée par l'ONU comme une « priorité ». Des villages entiers ont été ravagés et, selon les organisations humanitaires, l'acheminement des secours dans les zones les plus isolées est difficile à cause des pluies diluviennes et de la destruction des infrastructures. Pour Pierrre-Yves Ogier, chef d'équipe de la Croix-Rouge française , « les priorités sont de trouver les populations, d'évaluer leurs besoins et les dégâts ». La situation des rescapés inquiète fortement les volontaires sur place.
Un dispositif militaro-humanitaire a été mis en place afin de faciliter l'acheminement de l'aide par hélicoptère ou bateau ; toutefois, les moyens sont insuffisants pour couvrir toutes les zones touchées et l'ensemble des organisations en appelle à la responsabilité des Etats, leur demandant de mobiliser le matériel de l'armée et de la sécurité civile au profit des populations.
Un dispositif militaro-humanitaire a été mis en place afin de faciliter l'acheminement de l'aide par hélicoptère ou bateau ; toutefois, les moyens sont insuffisants pour couvrir toutes les zones touchées et l'ensemble des organisations en appelle à la responsabilité des Etats, leur demandant de mobiliser le matériel de l'armée et de la sécurité civile au profit des populations.
Une note d'espoir
Au Sri Lanka, autre pays fortement touché, les inondations aggravent la situation. Pourtant, les organisations se veulent optimistes et pensent pouvoir réussir à distribuer des vivres et des médicaments aux populations des régions sinistrées d'ici à la fin de la semaine. Dans ce pays, déjà ravagé par une guerre civile qui a opposé Tamouls et Cinghalais pendant vingt ans, l'aide humanitaire est vitale.
En Inde, les autorités locales bloquent l'accès aux populations sur les îles Andaman et Nicobar, ce qui provoque la colère des organisations humanitaires.
En Thaïlande, la population locale est mobilisée et arrive par cars entiers de Bangkok et d'ailleurs pour aider les secours sur les zones sinistrées de Phuket. La Thaïlande, la Malaisie et les Maldives, zones touristiques, inquiètent moins les humanitaires, qui comptent sur le dynamisme de ces pays pour renaître de leurs cendres.
En Inde, les autorités locales bloquent l'accès aux populations sur les îles Andaman et Nicobar, ce qui provoque la colère des organisations humanitaires.
En Thaïlande, la population locale est mobilisée et arrive par cars entiers de Bangkok et d'ailleurs pour aider les secours sur les zones sinistrées de Phuket. La Thaïlande, la Malaisie et les Maldives, zones touristiques, inquiètent moins les humanitaires, qui comptent sur le dynamisme de ces pays pour renaître de leurs cendres.
L'avenir
Les associations pensent déjà aux prochains mois et aux différents besoins qui vont devoir être couverts. Pour Jan Engeland, coordinateur de l'aide d'urgence pour l'ONU, il faudra encore apporter de l'aide alimentaire à un million de personnes pendant des mois en Indonésie, au Sri Lanka et en Inde aussi. Outre la reconstruction des infrastructures, routes, maisons, édifices, les personnes vont devoir aussi apprendre à vivre avec leurs traumatismes - les enfants, en particulier. Pour Carol Bellamy, directrice générale de l'Unicef, après la survie des plus jeunes, il faudra prendre en charge « l'assistance des enfants isolés, la protection des enfants contre l'exploitation et le trafic et leur retour vers l'école ». C'est aussi l'avis d'Emmanuel Dentin, porte-parole de l'association Enfants du Monde Droits de l'Homme, présente au Sri Lanka, pour qui la prise en charge psychologique des enfants va rapidement devenir une priorité.
La réaction des gouvernements
Les gouvernements tirent d'ores et déjà des leçons de cette catastrophe prônant, à l'instar de Philippe Douste-Blazy, la mise en place d'un Samu européen ou mondial pour mieux coordonner les crises humanitaires, ou d'une force humanitaire de réaction rapide pour faire face à ce type de crise. Si les promesses d'aide publique des Etats avoisinent les 2 milliards, nous sommes encore loin du compte. L'Union européenne a déjà promis 436 millions d'aide aux victimes et devrait débloquer de nouveaux fonds d'ici à quelques jours. De nombreux pays ont émis de promesses d'aide, mais les populations touchées craignent qu'elles soient sans suite, comme cela a été le cas en Iran en 2003.
Des populations mobilisées
Les dons privés sont nombreux et la population européenne est très fortement mobilisée. Mais, pour Jean-Hervé Bradol, président de Médecins sans Frontières, il est important d'expliquer aux donateurs que la mise en place de l'aide prend du temps : « La très grande émotion provoquée par le séisme génère un élan de générosité sans précédent, qui va nous permettre de déployer des secours. Mais il ne faut pas laisser les donateurs croire que la mise en place des actions des organisations humanitaires sera aussi rapide que leurs gestes de solidarité. Il faudra du temps. Il faut remplir les entrepôts, évaluer les besoins, acheminer les équipes, etc. »
Crédits photos : AFP/ Solidarités/B.Barkla, HCR
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Les familles peuvent s'adresser au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche de leur domicile.
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Le site du CICR : http://www.familylinks.icrc.org
Ministère des Affaires étrangères
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Numéro vert Numéro vert de la cellule de crise : 0800 174 174 (24 h sur 24)
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