Olivier Malaponti | |
Nourrir les populations
C'est dans une véritable course contre la montre pour venir en aide aux millions de sinistrés d'Asie du Sud que se sont engagées de nombreuses ONG. Même si toutes s'accordent pour dire que la solidarité locale est « très forte », elles reconnaissent aussi que l'aide internationale a du mal, pour l'instant, à parvenir aux sinistrés. Petit à petit, le flou et la panique des premiers jours cèdent pourtant la place à l'organisation. La situation sanitaire, l'approvisionnement en eau potable et en nourriture constituent l'essentiel des préoccupations.
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Les difficultés d'acheminement de l'aide
« L'immensité des dégâts et le fait que la catastrophe touche beaucoup de pays complexifie la tâche », analyse Corine Chaigne, directrice opérationnelle du secteur international du SPF. « Nous avons d'énormes difficultés pour faire circuler les marchandises sur le terrain, souligne-t-elle, et il va falloir n'oublier personne. Toutes les poches de population et toutes les zones doivent être couvertes. » En effet, toutes les ONG sont confrontées à un véritable « défi logistique » : les infrastructures ont été détruites, les camions et le carburant manquent, les aéroports sont engorgés, et les inondations provoquées par les pluies diluviennes font que certaines zones reculées sont totalement coupées du monde. Quand cela est possible, sur place, l'aide est acheminée par hélicoptère : c'est une solution onéreuse. Au Sri Lanka, de nombreuses récoltes ont été ravagées et certaines ONG craignent des famines et, donc, des émeutes si l'aide n'arrive pas rapidement dans les zones reculées.
Les risques d'épidémie
Dans les camps de déplacés, les premières épidémies et les diarrhées ont fait leur apparition.
« C'est une catastrophe mondiale à très grande échelle. Cinq millions de sinistrés, c'est colossal ! s'exclame Alain Boinet, directeur de Solidarités, ONG spécialisée dans l'approvisionnement en eau potable et en assainissement, et dans la distribution de produits de première nécessité et de nourriture aux déplacés. « La partie urgence va durer plus longtemps qu'on ne le pense ! » déplore-t-il. Pour Alain Boinet, « l'eau est plus urgente que la nourriture ». Même constat du côté d'ACF : « nos véritables craintes portent sur l'eau », explique Lucie Grosjean d'ACF. « L'eau est vecteur d'un nombre incroyable d'épidémies, qui touchent en premier lieu les enfants », poursuit-elle. La plupart des ONG ont embarqué le matériel nécessaire pour la potabilisation et le stockage de l'eau.
Sur le plan sanitaire, la situation est inquiétante : « il faut essayer de tenir l'espace le plus propre possible pour que les épidémies ne se développent pas », souligne Lucie Grosjean. La Croix Rouge, le Secours Catholique, le Secours Populaire Français, Solidarités, Action Contre la Faim. : tous s'attèlent à mettre en place des latrines dans les camps de déplacés.
« C'est une catastrophe mondiale à très grande échelle. Cinq millions de sinistrés, c'est colossal ! s'exclame Alain Boinet, directeur de Solidarités, ONG spécialisée dans l'approvisionnement en eau potable et en assainissement, et dans la distribution de produits de première nécessité et de nourriture aux déplacés. « La partie urgence va durer plus longtemps qu'on ne le pense ! » déplore-t-il. Pour Alain Boinet, « l'eau est plus urgente que la nourriture ». Même constat du côté d'ACF : « nos véritables craintes portent sur l'eau », explique Lucie Grosjean d'ACF. « L'eau est vecteur d'un nombre incroyable d'épidémies, qui touchent en premier lieu les enfants », poursuit-elle. La plupart des ONG ont embarqué le matériel nécessaire pour la potabilisation et le stockage de l'eau.
Sur le plan sanitaire, la situation est inquiétante : « il faut essayer de tenir l'espace le plus propre possible pour que les épidémies ne se développent pas », souligne Lucie Grosjean. La Croix Rouge, le Secours Catholique, le Secours Populaire Français, Solidarités, Action Contre la Faim. : tous s'attèlent à mettre en place des latrines dans les camps de déplacés.
Les besoins alimentaires
Sur le plan alimentaire, « les besoins sont multiples et variés », explique Corinne Chaigne du SPF. « Ça change d'un camp à un autre et ça dépend de la situation sur le terrain. Nous faisons soit des compléments, soit de la distribution de base. Aussi, nous donnons des kits de cuisine car les populations ont tout perdu », poursuit-elle. Les produits alimentaires sont achetés sur place (toutes les ONG le font) car « ils correspondent mieux aux habitudes et à la culture de la population locale. En plus, c'est plus rapide et moins cher que d'envoyer par avion et, surtout, ça permet de relancer l'économie locale », explique Jean Yves Lescazes, responsable de l'urgence internationale au Secours Catholique.
La post-urgence
« On est partis pour cinq ans : tout est à recommencer, tout est à reconstruire ! » s'émeut Jean-Yves Lescazes, responsable de l'urgence internationale du Secours Catholique. « Il va falloir remonter le niveau de vie à ce qu'il était avant la catastrophe ». Du côté d'ACF, il va s'agir d'élaborer « un programme de relance agricole pour que les populations deviennent autonomes et soutenir les activités génératrices de revenus en distribuant des kits de pêche et d'artisanat », explique Lucie Grosjean.
Pour Corinne Chaigne du SPF, « il ne faut pas que l'urgence dure. Il ne faut pas tomber dans l'assistanat et la population doit rapidement redevenir actrice ». L'accent sera mis sur la « reprise économique en appuyant des micro-projets économiques, pour recréer une dynamique ».
Quant à Alain Boinet, directeur de Solidarités, au même titre que la reconstruction des infrastructures, de l'habitat, des services publics, des dispensaires, des crèches, des écoles. l'eau et l'assainissement feront aussi partie des problématiques de la post-urgence. Ainsi, il faut rapidement récréer, en Asie du Sud, les conditions de vie qui éviteront une catastrophe humanitaire, et pour ce faire, les ONG ont besoin de vos dons.
Pour Corinne Chaigne du SPF, « il ne faut pas que l'urgence dure. Il ne faut pas tomber dans l'assistanat et la population doit rapidement redevenir actrice ». L'accent sera mis sur la « reprise économique en appuyant des micro-projets économiques, pour recréer une dynamique ».
Quant à Alain Boinet, directeur de Solidarités, au même titre que la reconstruction des infrastructures, de l'habitat, des services publics, des dispensaires, des crèches, des écoles. l'eau et l'assainissement feront aussi partie des problématiques de la post-urgence. Ainsi, il faut rapidement récréer, en Asie du Sud, les conditions de vie qui éviteront une catastrophe humanitaire, et pour ce faire, les ONG ont besoin de vos dons.
Crédits photos : Alernet
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