Olivier Malaponti | |
« Aider les femmes à s'insérer »
En parallèle des circuits bancaires traditionnels, les Clubs locaux d'épargne pour les femmes qui entreprennent (Clefe), mis en place par l'association Racines , oeuvrent, part le biais de la micro-finance « à l'égalité des chances entre les femmes et les hommes dans la création d'entreprise et l'accès à la finance ». Rencontre avec Yvonne Jourd'hui, fondatrice, et Sonia Abdi, chef d'entreprise.
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Un premier crédit, une garantie pour les banques
En 2002, Sonia Abdi décide de reprendre une chocolaterie dans le 12 e arrondissement de Paris. Elle fait appel aux Clefe pour trouver un financement : « J'avais du mal à obtenir un crédit et les Clefe ont été les premiers à m'en accorder un. J'ai pu commencer ma trésorerie et enregistrer ma société », raconte-t-elle. Ce premier crédit a été « comme une garantie pour les banques ».
Les femmes qui viennent aux Clefe « n'auraient pas pu emprunter sans ce premier crédit, remarque Yvonne Jourd'hui, fondatrice de l'association Racines et des Clefe. L'objectif des Clefe est de produire un « effet de levier ». En montrant l'intérêt d'un groupe pour un projet, cela permet à d'autres de s'y intéresser. C'est une porte ouverte ». Ainsi, les Clefe interviennent soit en amont, soit en complément du système bancaire traditionnel.
Aider les femmes à s'insérer
Les femmes qui se voient accorder un prêt par les Clefe « sortent d'une situation économique difficile : elles sont Rmistes ou chômeuses dans 80 % des cas, indique Yvonne Jourd'hui. Les femmes sont exclues du système économique et de la responsabilité. Nous les aidons à s'insérer. Nos piliers sont la solidarité locale et la proximité. Les objectifs sont la création d'emplois, la pérennisation des entreprises et leur développement ».
Accompagner, soutenir, renseigner
Pour Yvonne Jourd'hui, « tout créateur d'entreprise a un sentiment d'isolement : il se retrouve seul, face à son projet. Nous, nous sommes dans l'information, la formation, la discussion, l'échange. Il y a un rôle de suivi. Nous prenons le temps, avec la créatrice, pour modifier, diriger, aiguiller son projet ». Pour autant, « elle reste maître de son projet, on lui maintient son savoir-faire », insiste Yvonne Jourd'hui.
« Ils sont là pour vous aider, pour un conseil, un renseignement », confirme Sonia Abdi. « Ils viennent me rendre visite pour voir si tout se passe bien. Une personne spécialisée dans la gestion me donne des conseils. Ils sont patients et me disent que, si j'ai des difficultés de remboursement, ils sont prêts à passer après les autres créanciers. Ils ont vu que j'étais capable, ils m'ont fait confiance et m'ont laissée faire », précise la jeune femme. D'ailleurs, Sonia aimerait, « dans quelque temps, créer un emploi ou un autre projet ». Reconnaissante, elle envisage aussi de devenir épargnante et de faire partie des Clefe, parce que, comme elle le dit : « Je suis quelqu'un de solidaire. »
En 2002, Sonia Abdi décide de reprendre une chocolaterie dans le 12 e arrondissement de Paris. Elle fait appel aux Clefe pour trouver un financement : « J'avais du mal à obtenir un crédit et les Clefe ont été les premiers à m'en accorder un. J'ai pu commencer ma trésorerie et enregistrer ma société », raconte-t-elle. Ce premier crédit a été « comme une garantie pour les banques ».
Les femmes qui viennent aux Clefe « n'auraient pas pu emprunter sans ce premier crédit, remarque Yvonne Jourd'hui, fondatrice de l'association Racines et des Clefe. L'objectif des Clefe est de produire un « effet de levier ». En montrant l'intérêt d'un groupe pour un projet, cela permet à d'autres de s'y intéresser. C'est une porte ouverte ». Ainsi, les Clefe interviennent soit en amont, soit en complément du système bancaire traditionnel.
Aider les femmes à s'insérer
Les femmes qui se voient accorder un prêt par les Clefe « sortent d'une situation économique difficile : elles sont Rmistes ou chômeuses dans 80 % des cas, indique Yvonne Jourd'hui. Les femmes sont exclues du système économique et de la responsabilité. Nous les aidons à s'insérer. Nos piliers sont la solidarité locale et la proximité. Les objectifs sont la création d'emplois, la pérennisation des entreprises et leur développement ».
Accompagner, soutenir, renseigner
Pour Yvonne Jourd'hui, « tout créateur d'entreprise a un sentiment d'isolement : il se retrouve seul, face à son projet. Nous, nous sommes dans l'information, la formation, la discussion, l'échange. Il y a un rôle de suivi. Nous prenons le temps, avec la créatrice, pour modifier, diriger, aiguiller son projet ». Pour autant, « elle reste maître de son projet, on lui maintient son savoir-faire », insiste Yvonne Jourd'hui.
« Ils sont là pour vous aider, pour un conseil, un renseignement », confirme Sonia Abdi. « Ils viennent me rendre visite pour voir si tout se passe bien. Une personne spécialisée dans la gestion me donne des conseils. Ils sont patients et me disent que, si j'ai des difficultés de remboursement, ils sont prêts à passer après les autres créanciers. Ils ont vu que j'étais capable, ils m'ont fait confiance et m'ont laissée faire », précise la jeune femme. D'ailleurs, Sonia aimerait, « dans quelque temps, créer un emploi ou un autre projet ». Reconnaissante, elle envisage aussi de devenir épargnante et de faire partie des Clefe, parce que, comme elle le dit : « Je suis quelqu'un de solidaire. »
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