Antoine Janbon | |
L'humanitaire, une affaire de professionnels
L'humanitaire séduit de plus en plus. Pourtant, les places sont rares et les critères de recrutement très stricts. Alors, avant de poser sa candidature, mieux vaut se renseigner.
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Une aventure humaine
Stéphane Girard a 38 ans. Après avoir travaillé une quinzaine d'années dans le privé en tant que logisticien, il a pu faire le grand saut. Recruté comme volontaire pour le compte de l'organisation Atlas Logistique, il est parti en juillet 2002 en tant que responsable d'entrepôt dans un camp de réfugiés au sud de la Tanzanie. Après dix-sept mois d'opération, il a retrouvé la France : « Cette expérience m'a énormément appris sur le plan humain. Elle m'a rendu plus humble face à la misère. Mais elle m'a aussi ouvert de nouvelles perspectives et, aujourd'hui, je ne rêve que d'une nouvelle mission. »
Stéphane Girard a 38 ans. Après avoir travaillé une quinzaine d'années dans le privé en tant que logisticien, il a pu faire le grand saut. Recruté comme volontaire pour le compte de l'organisation Atlas Logistique, il est parti en juillet 2002 en tant que responsable d'entrepôt dans un camp de réfugiés au sud de la Tanzanie. Après dix-sept mois d'opération, il a retrouvé la France : « Cette expérience m'a énormément appris sur le plan humain. Elle m'a rendu plus humble face à la misère. Mais elle m'a aussi ouvert de nouvelles perspectives et, aujourd'hui, je ne rêve que d'une nouvelle mission. »
Les postes sont rares
Comme lui, ils sont des milliers chaque année à vouloir partir au bout du monde pour mettre leur énergie et leurs compétences au service des autres. Mais, attention, la bonne volonté ne suffit pas face aux exigences grandissantes des organisations chargées de vous recruter. Pour faire partie des 10 % de candidats qui auront la chance de vivre la grande aventure, mieux vaut mettre tous les atouts de votre côté.
Comme lui, ils sont des milliers chaque année à vouloir partir au bout du monde pour mettre leur énergie et leurs compétences au service des autres. Mais, attention, la bonne volonté ne suffit pas face aux exigences grandissantes des organisations chargées de vous recruter. Pour faire partie des 10 % de candidats qui auront la chance de vivre la grande aventure, mieux vaut mettre tous les atouts de votre côté.
Quel est le profil idéal ?
D'abord, il s'agit d'avoir une vraie spécialité et une certaine expérience professionnelle, surtout pour des opérations d'urgence. « Les secteurs de la santé, de la logistique et les postes d'administrateurs sont aujourd'hui les plus porteurs », rappelle Laurie Chambon, membre du Comité de liaison des ONG du volontariat.
D'abord, il s'agit d'avoir une vraie spécialité et une certaine expérience professionnelle, surtout pour des opérations d'urgence. « Les secteurs de la santé, de la logistique et les postes d'administrateurs sont aujourd'hui les plus porteurs », rappelle Laurie Chambon, membre du Comité de liaison des ONG du volontariat.
Des formations adaptées
En l'absence des compétences requises, il existe en France plus de 200 formations théoriques ou pratiques allant du diplôme universitaire à des cursus plus courts. L'institut Bioforce propose, par exemple, une formation de logisticien de la solidarité internationale en deux ans avec un enseignement technique et des cours sur l'organisation d'une mission humanitaire. La deuxième année est consacrée à un stage de douze mois sur le terrain.
En l'absence des compétences requises, il existe en France plus de 200 formations théoriques ou pratiques allant du diplôme universitaire à des cursus plus courts. L'institut Bioforce propose, par exemple, une formation de logisticien de la solidarité internationale en deux ans avec un enseignement technique et des cours sur l'organisation d'une mission humanitaire. La deuxième année est consacrée à un stage de douze mois sur le terrain.
Être sensible au monde de la solidarité
L'autre condition pour rejoindre une mission d'urgence est d'être déjà sensibilisé au monde de la solidarité afin d'être réactif en cas de problèmes. « Pour ceux qui débutent, il y a toujours la possibilité de participer à une mission de développement ou à un chantier de solidarité internationale. Ces formules sont plus accessibles et constituent un excellent moyen de se faire la main avant d'envisager de se lancer sur des opérations d'urgence », conseille Laurie Chambon. De même, la maîtrise d'une langue étrangère comme l'anglais peut s'avérer utile pour parfaire votre profil.
L'autre condition pour rejoindre une mission d'urgence est d'être déjà sensibilisé au monde de la solidarité afin d'être réactif en cas de problèmes. « Pour ceux qui débutent, il y a toujours la possibilité de participer à une mission de développement ou à un chantier de solidarité internationale. Ces formules sont plus accessibles et constituent un excellent moyen de se faire la main avant d'envisager de se lancer sur des opérations d'urgence », conseille Laurie Chambon. De même, la maîtrise d'une langue étrangère comme l'anglais peut s'avérer utile pour parfaire votre profil.
Une force de caractère nécessaire
L'état d'esprit du candidat compte également énormément. La plupart des entretiens que vous passerez auront pour but de détecter votre aptitude à vivre en groupe, votre capacité d'ouverture face à une culture étrangère. « Les ONG demandent aux candidats d'être solide s psychologiquement et d'être capables de réagir efficacement dans des situations dangereuses et souvent imprévisibles. », explique Damien Desjonquères, directeur des programmes de Care France.
L'état d'esprit du candidat compte également énormément. La plupart des entretiens que vous passerez auront pour but de détecter votre aptitude à vivre en groupe, votre capacité d'ouverture face à une culture étrangère. « Les ONG demandent aux candidats d'être solide s psychologiquement et d'être capables de réagir efficacement dans des situations dangereuses et souvent imprévisibles. », explique Damien Desjonquères, directeur des programmes de Care France.
Quel statut une fois sur place ?
Une fois recruté, quatre solutions s'offrent à vous. Vous pouvez partir en tant que bénévole, en assumant tous les frais de votre mission, ou dans le cadre d'un congé de solidarité internationale (CSI), à condition d'obtenir l'autorisation de votre employeur, ou encore en tant que salarié de l'ONG qui vous emploie.
Une fois recruté, quatre solutions s'offrent à vous. Vous pouvez partir en tant que bénévole, en assumant tous les frais de votre mission, ou dans le cadre d'un congé de solidarité internationale (CSI), à condition d'obtenir l'autorisation de votre employeur, ou encore en tant que salarié de l'ONG qui vous emploie.
Le statut de volontaire
Ces trois premières options restent assez rares dans le secteur de l'urgence et, la plupart du temps, vous partirez en tant que volontaire. La loi du 23 février 2005 renforce le statut de volontaire de solidarité internationale et offre des garanties sur les conditions avant, pendant et au retour de mission. Vous bénéficiez ainsi d'une formation avant le départ, d'une couverture sociale, d'une prise en charge des frais de voyage et de rapatriement, d'un soutien technique pour la réinsertion en fin de mission.
Ces trois premières options restent assez rares dans le secteur de l'urgence et, la plupart du temps, vous partirez en tant que volontaire. La loi du 23 février 2005 renforce le statut de volontaire de solidarité internationale et offre des garanties sur les conditions avant, pendant et au retour de mission. Vous bénéficiez ainsi d'une formation avant le départ, d'une couverture sociale, d'une prise en charge des frais de voyage et de rapatriement, d'un soutien technique pour la réinsertion en fin de mission.
Une rémunération symbolique
Une indemnité d'un montant de 700 à 1 000 euros par mois peut éventuellement être versée sur votre compte bancaire en France.
Bref, inutile de vous lancer dans l'humanitaire pour faire fortune. « Dans ce métier, il faut accepter de mettre entre parenthèses toute idée de rémunération. Mais la richesse est ailleurs. Aider, cela n'a pas de prix », conclut Stéphane Girard.
Crédits photos : Bioforce, ASMAE.
Une indemnité d'un montant de 700 à 1 000 euros par mois peut éventuellement être versée sur votre compte bancaire en France.
Bref, inutile de vous lancer dans l'humanitaire pour faire fortune. « Dans ce métier, il faut accepter de mettre entre parenthèses toute idée de rémunération. Mais la richesse est ailleurs. Aider, cela n'a pas de prix », conclut Stéphane Girard.
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