Antoine Janbon | |
La mémoire en héritage
Belge d'origine rwandaise, Médiatrice Niwenamuha a fui son pays pendant le génocide de 1994. Elle est aujourd'hui responsable de l'association Femmes rwandaises pour la paix, une structure créée en 1998, basée en Belgique et promue par l'association Mères pour la paix.
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Quels sont les objectifs de votre association ?
Grâce à nos collectes de fonds, nous soutenons les initiatives au Rwanda qui visent à rassembler les femmes autour d'activités communes comme la gestion d'orphelinats, la mise en place d'ateliers de couture ou plus simplement la création de structures de rencontre et de discussions dans les villages. En favorisant ces échanges, nous voulons améliorer la condition de toutes nos sours qui souffrent encore de pauvreté et de solitude. Nombre d'entre elles ont en effet perdu toute leur famille pendant le génocide et se retrouvent aujourd'hui dans la misère. En travaillant à nouveau ensemble, elles réapprennent à se connaître, à s'entraider en mettant entre parenthèses leurs différences ethniques et les rancours du passé.
Pourquoi votre action s'adresse-t-elle uniquement aux femmes ?
Je crois que les femmes tiennent une place particulière au Rwanda. D'abord, elles ont pris très rarement part aux violences et elles étaient souvent victimes. Cette position leur donne aujourd'hui toute la légitimité pour prôner un message de réconciliation. En donnant la vie, elles jouent un rôle très important dans l'éducation des enfants rwandais. Ce sont elles qui vont permettre à la jeunesse du pays d'apprendre à vivre ensemble en oubliant les clivages ethniques et de reconstruire le pays dans la paix. L'avenir du Rwanda est entre leurs mains.
Quelle place tiennent les femmes dans le nécessaire travail de mémoire du génocide ?
Je crois qu'elles sont les vraies garantes de la mémoire du pays et des atrocités qui ont été commises. Elles savent, plus que quiconque, jusqu'où la haine peut mener car elles ont vu leurs enfants périr les uns après les autres. Elles restent les plus vigilantes face aux nouveaux risques de divisions et seront toujours les mieux placées pour crier haut et fort : « Plus jamais ça ! »
Grâce à nos collectes de fonds, nous soutenons les initiatives au Rwanda qui visent à rassembler les femmes autour d'activités communes comme la gestion d'orphelinats, la mise en place d'ateliers de couture ou plus simplement la création de structures de rencontre et de discussions dans les villages. En favorisant ces échanges, nous voulons améliorer la condition de toutes nos sours qui souffrent encore de pauvreté et de solitude. Nombre d'entre elles ont en effet perdu toute leur famille pendant le génocide et se retrouvent aujourd'hui dans la misère. En travaillant à nouveau ensemble, elles réapprennent à se connaître, à s'entraider en mettant entre parenthèses leurs différences ethniques et les rancours du passé.
Pourquoi votre action s'adresse-t-elle uniquement aux femmes ?
Je crois que les femmes tiennent une place particulière au Rwanda. D'abord, elles ont pris très rarement part aux violences et elles étaient souvent victimes. Cette position leur donne aujourd'hui toute la légitimité pour prôner un message de réconciliation. En donnant la vie, elles jouent un rôle très important dans l'éducation des enfants rwandais. Ce sont elles qui vont permettre à la jeunesse du pays d'apprendre à vivre ensemble en oubliant les clivages ethniques et de reconstruire le pays dans la paix. L'avenir du Rwanda est entre leurs mains.
Quelle place tiennent les femmes dans le nécessaire travail de mémoire du génocide ?
Je crois qu'elles sont les vraies garantes de la mémoire du pays et des atrocités qui ont été commises. Elles savent, plus que quiconque, jusqu'où la haine peut mener car elles ont vu leurs enfants périr les uns après les autres. Elles restent les plus vigilantes face aux nouveaux risques de divisions et seront toujours les mieux placées pour crier haut et fort : « Plus jamais ça ! »
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