Christelle Célarié | |
Axelle Red pour un commerce plus juste.
Axelle Red s'engage pour la campagne Agir Ici-Oxfam International « Faites du bruit jusqu'à Hong Kong ». Elle revient sur cette campagne et sur son engagement en faveur d'un commerce plus juste.
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Que va-t-il se passer à Hong Kong en décembre ?
Axelle Red : À Hong Kong, du 13 au 18 décembre, va se dérouler la VIe conférence ministérielle de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) : 148 pays vont être là, vont décider des règles du commerce international pour les années à venir. La campagne « Faites du bruit jusqu'à Hong Kong » a été lancée pour faire pression sur les représentants des États participant à cette conférence, pour qu'ils instaurent des règles plus favorables pour les pays les plus pauvres. L'idée de départ était de rassembler d'ici le mois de décembre 10 millions de signatures de tous les citoyens du monde. Les 10 millions de signatures ont été atteints, mais ce n'est pas une raison pour s'arrêter. On doit continuer à se mobiliser ! Les citoyens peuvent envoyer des cartes postales Agir Ici à la ministre française du commerce extérieur ou signer la pétition sur le site Agir Ici.
Axelle Red : À Hong Kong, du 13 au 18 décembre, va se dérouler la VIe conférence ministérielle de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) : 148 pays vont être là, vont décider des règles du commerce international pour les années à venir. La campagne « Faites du bruit jusqu'à Hong Kong » a été lancée pour faire pression sur les représentants des États participant à cette conférence, pour qu'ils instaurent des règles plus favorables pour les pays les plus pauvres. L'idée de départ était de rassembler d'ici le mois de décembre 10 millions de signatures de tous les citoyens du monde. Les 10 millions de signatures ont été atteints, mais ce n'est pas une raison pour s'arrêter. On doit continuer à se mobiliser ! Les citoyens peuvent envoyer des cartes postales Agir Ici à la ministre française du commerce extérieur ou signer la pétition sur le site Agir Ici.
Pourquoi vous êtes-vous engagée pour cette campagne ?
Axelle Red : J'ai effectué de nombreux voyages sur le terrain, comme au Congo, au Niger ou au Sénégal en tant qu'ambassadrice de l'UNICEF (depuis 1996). Je vais à la rencontre des femmes, des enfants : leurs problèmes sont liés aux difficultés économiques rencontrées par les pays. La grande majorité des pays pauvres que j'ai visités vivent d'agriculture, mais ils n'arrivent pas à vendre leur production chez eux, car les produits agricoles importés sont tellement subventionnés qu'ils sont vendus moins cher que les produits locaux. Et ces pays-là ne peuvent pas exporter non plus, car les droits de douane des pays européens, entre autres, sont énormes. C'est en faisant ces voyages, ces rencontres que j'ai voulu m'engager pour un commerce plus juste. Oxfam International m'avait contacté à plusieurs reprises, mais il n'y a que cette année que j'ai réellement pu m'engager auprès d'eux.
Axelle Red : J'ai effectué de nombreux voyages sur le terrain, comme au Congo, au Niger ou au Sénégal en tant qu'ambassadrice de l'UNICEF (depuis 1996). Je vais à la rencontre des femmes, des enfants : leurs problèmes sont liés aux difficultés économiques rencontrées par les pays. La grande majorité des pays pauvres que j'ai visités vivent d'agriculture, mais ils n'arrivent pas à vendre leur production chez eux, car les produits agricoles importés sont tellement subventionnés qu'ils sont vendus moins cher que les produits locaux. Et ces pays-là ne peuvent pas exporter non plus, car les droits de douane des pays européens, entre autres, sont énormes. C'est en faisant ces voyages, ces rencontres que j'ai voulu m'engager pour un commerce plus juste. Oxfam International m'avait contacté à plusieurs reprises, mais il n'y a que cette année que j'ai réellement pu m'engager auprès d'eux.
En quoi consiste votre engagement pour cette campagne ?
Axelle Red : Avant de faire les photos pour cette campagne, j'ai été sur le terrain pour comprendre et voir ce qui se passait. Au Sénégal, par exemple, j'ai rencontré des agriculteurs, des producteurs de riz qui ne peuvent pas le vendre sur le marché, car il est plus cher que le riz importé. Seulement 15 % du riz consommé au Sénégal est sénégalais : c'est ridicule ! Dans cette campagne, on ne demande pas de ne plus subventionner les agriculteurs européens ou américains, on demande simplement que les subventions soient distribuées différemment. En étant le témoin sur le terrain et en ayant vu comment cela se passait, je peux ensuite raconter concrètement ce qui se passe. En tant que porte parole, je communique, je fais en sorte de maintenir la pression auprès des pays participant à cette conférence de l'OMC. Je suis convaincue que ce sont de multiples petites pressions répétées qui peuvent faire avancer les choses. Il ne faut pas baisser les bras !
Axelle Red : Avant de faire les photos pour cette campagne, j'ai été sur le terrain pour comprendre et voir ce qui se passait. Au Sénégal, par exemple, j'ai rencontré des agriculteurs, des producteurs de riz qui ne peuvent pas le vendre sur le marché, car il est plus cher que le riz importé. Seulement 15 % du riz consommé au Sénégal est sénégalais : c'est ridicule ! Dans cette campagne, on ne demande pas de ne plus subventionner les agriculteurs européens ou américains, on demande simplement que les subventions soient distribuées différemment. En étant le témoin sur le terrain et en ayant vu comment cela se passait, je peux ensuite raconter concrètement ce qui se passe. En tant que porte parole, je communique, je fais en sorte de maintenir la pression auprès des pays participant à cette conférence de l'OMC. Je suis convaincue que ce sont de multiples petites pressions répétées qui peuvent faire avancer les choses. Il ne faut pas baisser les bras !
Au quotidien, comment peut-on lutter pour un commerce plus juste ?
Axelle Red : Ce qui est important, c'est que les consommateurs doivent être conscients de ce qui se passe au moment de leur achat. Par exemple, si l'on sait que certains chocolats sont fabriqués à partir de fèves de cacao récoltées dans des plantations qui exploitent des enfants pour travailler, les consommateurs ne doivent pas acheter ces chocolats-là. C'est la même chose pour les vêtements.
Crédits photos : Agir ici, Benjamin Horvais
Axelle Red : Ce qui est important, c'est que les consommateurs doivent être conscients de ce qui se passe au moment de leur achat. Par exemple, si l'on sait que certains chocolats sont fabriqués à partir de fèves de cacao récoltées dans des plantations qui exploitent des enfants pour travailler, les consommateurs ne doivent pas acheter ces chocolats-là. C'est la même chose pour les vêtements.
Crédits photos : Agir ici, Benjamin Horvais
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