Elodie Robert | |
Une alliance pour sauver la planète
Créée en mars 2006, l’Alliance pour la Planète rassemble les principales associations et collectifs liés à l’écologie en France. Leur mission : s’unir pour convaincre les pouvoirs politiques que la terre est en danger et qu’il faut agir vite !
Rencontre avec un des membres fondateurs, Serge Orru, directeur général de l’association WWF France.
Rencontre avec un des membres fondateurs, Serge Orru, directeur général de l’association WWF France.
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Comment est née l'Alliance pour la Planète ?
L’Alliance est née d’un désir de coaliser les énergies et les actions des principales ONG de défense de l’environnement de façon à avoir de l’influence à l’égard de l’institution politique. Daniel Richard, le président du WWF France, a joué un rôle considérable dans la création de cette alliance, mais aussi Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot et bien d’autres. L’Alliance pour la Planète n’est pas une association, ce n’est pas une fédération, c’est vraiment une coalition qui décide d’agir d’une manière déterminée pour qu’ensemble, nous puissions avoir des résultats.
Comment s'organisent vos actions ?
Pour chaque projet, nous travaillons en atelier et chacun propose ses idées. Par exemple, quand les Amis de la Terre ont proposé l’action « 5 minutes de répit pour la planète » on a eu confiance et on a foncé. Ca c’est formidable. Résultat : 10 millions de personnes ont participé à cette opération. Des études montrent que les Français soutiennent très majoritairement les mesures que nous proposons, en particulier nos quatre moratoires, sur les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, la construction de nouveaux incinérateurs et le développement autoroutier. Pendant la campagne présidentielle, nous avions créé un atelier politique pour évaluer les programmes environnementaux des candidats sur la base des 24 mesures jugées indispensables pour faire face à l’urgence écologique. A mon avis, c’est là qu’est né le « Grenelle de l’environnement » car je pense que Nicolas Sarkozy n’a pas apprécié sa faible note…
L'Alliance était invitée à l'Elysée lundi 21 mai (2007) pour préparer le « Grenelle de l'environnement ». Qu'avez-vous pensé de cette journée ?
Nous étions reçus par le président Nicolas Sarkozy et le Ministre de l’Ecologie Alain Juppé, pour préparer l’ordre du jour du « Grenelle de l’environnement », prévu à l’automne. Il s’agit de mettre en place un outil au service du développement et de l’aménagement durable. Je crois que Nicolas Sarkozy a eu envie de rattraper son retard en matière d’écologie et qu’il a provoqué ce rassemblement d’experts. D’ailleurs, c’est aussi pour cela qu’il a accepté l’appellation « Grenelle » qui a une symbolique forte car elle rappelle les « Accords de Grenelle » de Mai 68…
C’est clairement la force de l’Alliance pour la Planète qui a permis le « Grenelle » et il faut espérer que l’épiphénomène de lundi deviendra une habitude dans la négociation et dans la relation avec le pouvoir quel qu’il soit.
Crédit photos : Benjamain Horvais
L’Alliance est née d’un désir de coaliser les énergies et les actions des principales ONG de défense de l’environnement de façon à avoir de l’influence à l’égard de l’institution politique. Daniel Richard, le président du WWF France, a joué un rôle considérable dans la création de cette alliance, mais aussi Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot et bien d’autres. L’Alliance pour la Planète n’est pas une association, ce n’est pas une fédération, c’est vraiment une coalition qui décide d’agir d’une manière déterminée pour qu’ensemble, nous puissions avoir des résultats.
Comment s'organisent vos actions ?
Pour chaque projet, nous travaillons en atelier et chacun propose ses idées. Par exemple, quand les Amis de la Terre ont proposé l’action « 5 minutes de répit pour la planète » on a eu confiance et on a foncé. Ca c’est formidable. Résultat : 10 millions de personnes ont participé à cette opération. Des études montrent que les Français soutiennent très majoritairement les mesures que nous proposons, en particulier nos quatre moratoires, sur les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, la construction de nouveaux incinérateurs et le développement autoroutier. Pendant la campagne présidentielle, nous avions créé un atelier politique pour évaluer les programmes environnementaux des candidats sur la base des 24 mesures jugées indispensables pour faire face à l’urgence écologique. A mon avis, c’est là qu’est né le « Grenelle de l’environnement » car je pense que Nicolas Sarkozy n’a pas apprécié sa faible note…
L'Alliance était invitée à l'Elysée lundi 21 mai (2007) pour préparer le « Grenelle de l'environnement ». Qu'avez-vous pensé de cette journée ?
Nous étions reçus par le président Nicolas Sarkozy et le Ministre de l’Ecologie Alain Juppé, pour préparer l’ordre du jour du « Grenelle de l’environnement », prévu à l’automne. Il s’agit de mettre en place un outil au service du développement et de l’aménagement durable. Je crois que Nicolas Sarkozy a eu envie de rattraper son retard en matière d’écologie et qu’il a provoqué ce rassemblement d’experts. D’ailleurs, c’est aussi pour cela qu’il a accepté l’appellation « Grenelle » qui a une symbolique forte car elle rappelle les « Accords de Grenelle » de Mai 68…
C’est clairement la force de l’Alliance pour la Planète qui a permis le « Grenelle » et il faut espérer que l’épiphénomène de lundi deviendra une habitude dans la négociation et dans la relation avec le pouvoir quel qu’il soit.
Crédit photos : Benjamain Horvais
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