Raphaëlle Bartet | |
S'engager autrement !
Soutien scolaire d’enfants en difficultés, réinsertion sociale de délinquants ou lutte contre les exclusions : autant de missions proposées pour un nouveau type d’engagement, le Service Civil Volontaire (S.C.V). Créé par le décret du 12 juillet 2006, il permet à tout jeune de s’engager de façon non intéressée pour une période déterminée dans une mission d’intérêt général et d’être indemnisé. Levier pour le développement de nombreuses associations, le S.C.V, dispositif qui englobe le contrat de volontariat associatif, se veut également tremplin socioprofessionnel pour les jeunes.
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Le 13 novembre 2005, une allocution télévisée de Jacques Chirac lançait l’idée du Service Civil Volontaire. Un an plus tard, une journée d’information est dédiée à ce dernier né du monde associatif. De nombreux points Information Jeunesse et missions locales partout en France, ainsi que le C.I.D.J. à Paris le présenteront aux principaux intéressés.
Le Service Civil Volontaire, un contrat innovant pour les jeunes.
Le Service Civil Volontaire est un contrat, qui ne relève ni du code du travail, ni du bénévolat. Il est ouvert à tout jeune âgé de 16 à 25 ans à la condition d’être français ou citoyen européen, ou de résider de façon stable depuis au moins un an sur le territoire national. Il est conclu avec une structure d’accueil (association, collectivité territoriale ou établissement public d’intérêt général) pour une période déterminée : 6, 9 ou 12 mois renouvelable dans la limite de 24 mois, à raison d’une durée minimum de 26 heures hebdomadaires. Les missions peuvent avoir lieu en France ou à l’étranger.
L’une des principales innovations est de reposer sur la notion de projet désintéressé d’intérêt général. Les volontaires bénéficient d’une couverture sociale et sont toutefois indemnisés puisque l’Etat apporte une contribution financière aux associations, à hauteur de 900 euros par jeune accueilli et par mois.
Le gouvernement s’est en fait appuyé sur les dispositifs déjà existants, avec la volonté de les fédérer. Les « cadets de la République » pour la police, « Défense deuxième chance » pour la défense, et le volontariat associatif, sont autant de dispositifs que la nouvelle loi rassemble dans un socle commun. En 2007, près de 50 000 jeunes seront concernés.
Un statut pionnier : le volontariat associatif
La loi relative au volontariat associatif promulguée le 23 mai dernier crée un nouveau statut de volontariat ainsi qu’un contrat écrit entre le volontaire et l’organisme agrée (association, fondation reconnue d’utilité publique). Son but : organiser les modalités d’un engagement désintéressé, mais déterminé dans le temps, pour un projet d’intérêt général. Autre ajout, la volonté gouvernementale de créer un cadre juridique apte à protéger les personnes qui s’engagent, tout en garantissant aux structures d’accueil liberté d’action et sécurité juridique ; sans oublier une indemnité mensuelle pouvant aller jusqu’à 627 euros versée par l’organisme au volontaire !
L’articulation du S.C.V. avec le volontariat associatif passe par une nécessité : l’agrément. Toute association, collectivité territoriale ou publique poursuivant un objectif d’intérêt général peut demander un dossier d’agrément à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et pour l’égalité des chances, qui pilote le projet. Riche de cette reconnaissance de l’Etat, les associations agrémentées devraient bénéficier à la fois de l’intérêt financier que constitue cette opportunité, mais aussi et surtout d’un renfort humain important.
Répondre à un double objectif.
Le S.C.V. est un bon moyen d’intégrer socialement les jeunes en développant leur « sentiment de cohésion nationale ». A la différence de la notion de service civil obligatoire, qui ne déboucherait pas directement sur un emploi, le S.C.V. veut leur permettre de rejoindre différents corps de métiers (police, défense, santé, environnement…). Un tuteur personnel encadrera en effet chaque jeune volontaire, l’informera et le guidera tout au long de son service. La structure d’accueil s’engage aussi, pendant le dernier mois, à l’accompagner dans sa recherche d’emploi ou de formation qualifiante. Un programme de formation aux valeurs civiques est également prévu pour tout volontaire, qui, à l’issue de sa mission, se verra remettre un « brevet de service civil volontaire ».
S’investir pleinement pour un temps de sa vie dans un projet associatif partagé est l’autre pilier du S.C.V. qui complète le dispositif existant en matière de solidarité nationale ou internationale et répond à des besoins identifiés. Accompagnement des personnes en difficultés sociales, restauration du patrimoine, sauvegarde de l’environnement ou actions de médiation et de conciliation, les champs concernés et les domaines d’intervention des associations prêtes à engager de jeunes volontaires sont nombreux !
Un regard souvent neuf et un trésor pour des structures en quête de renouveau et de dynamisme dans l’action au service des autres.
Crédits photos : Unis Cité
Le Service Civil Volontaire, un contrat innovant pour les jeunes.
Le Service Civil Volontaire est un contrat, qui ne relève ni du code du travail, ni du bénévolat. Il est ouvert à tout jeune âgé de 16 à 25 ans à la condition d’être français ou citoyen européen, ou de résider de façon stable depuis au moins un an sur le territoire national. Il est conclu avec une structure d’accueil (association, collectivité territoriale ou établissement public d’intérêt général) pour une période déterminée : 6, 9 ou 12 mois renouvelable dans la limite de 24 mois, à raison d’une durée minimum de 26 heures hebdomadaires. Les missions peuvent avoir lieu en France ou à l’étranger.
L’une des principales innovations est de reposer sur la notion de projet désintéressé d’intérêt général. Les volontaires bénéficient d’une couverture sociale et sont toutefois indemnisés puisque l’Etat apporte une contribution financière aux associations, à hauteur de 900 euros par jeune accueilli et par mois.
Le gouvernement s’est en fait appuyé sur les dispositifs déjà existants, avec la volonté de les fédérer. Les « cadets de la République » pour la police, « Défense deuxième chance » pour la défense, et le volontariat associatif, sont autant de dispositifs que la nouvelle loi rassemble dans un socle commun. En 2007, près de 50 000 jeunes seront concernés.
Un statut pionnier : le volontariat associatif
La loi relative au volontariat associatif promulguée le 23 mai dernier crée un nouveau statut de volontariat ainsi qu’un contrat écrit entre le volontaire et l’organisme agrée (association, fondation reconnue d’utilité publique). Son but : organiser les modalités d’un engagement désintéressé, mais déterminé dans le temps, pour un projet d’intérêt général. Autre ajout, la volonté gouvernementale de créer un cadre juridique apte à protéger les personnes qui s’engagent, tout en garantissant aux structures d’accueil liberté d’action et sécurité juridique ; sans oublier une indemnité mensuelle pouvant aller jusqu’à 627 euros versée par l’organisme au volontaire !
L’articulation du S.C.V. avec le volontariat associatif passe par une nécessité : l’agrément. Toute association, collectivité territoriale ou publique poursuivant un objectif d’intérêt général peut demander un dossier d’agrément à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et pour l’égalité des chances, qui pilote le projet. Riche de cette reconnaissance de l’Etat, les associations agrémentées devraient bénéficier à la fois de l’intérêt financier que constitue cette opportunité, mais aussi et surtout d’un renfort humain important.
Répondre à un double objectif.
Le S.C.V. est un bon moyen d’intégrer socialement les jeunes en développant leur « sentiment de cohésion nationale ». A la différence de la notion de service civil obligatoire, qui ne déboucherait pas directement sur un emploi, le S.C.V. veut leur permettre de rejoindre différents corps de métiers (police, défense, santé, environnement…). Un tuteur personnel encadrera en effet chaque jeune volontaire, l’informera et le guidera tout au long de son service. La structure d’accueil s’engage aussi, pendant le dernier mois, à l’accompagner dans sa recherche d’emploi ou de formation qualifiante. Un programme de formation aux valeurs civiques est également prévu pour tout volontaire, qui, à l’issue de sa mission, se verra remettre un « brevet de service civil volontaire ».
S’investir pleinement pour un temps de sa vie dans un projet associatif partagé est l’autre pilier du S.C.V. qui complète le dispositif existant en matière de solidarité nationale ou internationale et répond à des besoins identifiés. Accompagnement des personnes en difficultés sociales, restauration du patrimoine, sauvegarde de l’environnement ou actions de médiation et de conciliation, les champs concernés et les domaines d’intervention des associations prêtes à engager de jeunes volontaires sont nombreux !
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