Véronique Mougin | |
Son métier : une vocation au service des autres
Dans la vie, Christophe est pompier. Triplement pompier, même : salarié au service incendie-sécurité du Centre d’études nucléaires de Grenoble, soldat du feu volontaire dans une commune d’à-côté et enfin, bénévole. Voila une décennie, en effet, que ce quadra hyperactif s’est engagé au sein de Pompiers Sans Frontières, une ONG de solidarité internationale née en 1991.
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Ses congés ? Au Kosovo et à Banda Aceh
Pour PSF, dont il est l’un des 450 membres, Christophe se dépense sans compter. A lui, les heures passées à monter des projets, à traquer les subventions ! Et puis il y a les missions.
Pendant la guerre du Kosovo, Christophe est en Albanie dans un camp de réfugiés. Fin décembre 2004, le tsunami dévaste l’Indonésie. Le temps de poser ses congés et ce célibataire débarque à Banda Aceh avec 11 autres collègues bénévoles. Face à eux : des cercueils nombreux et des survivants à épauler. Pour 2 500 victimes, l’équipe de PSF monte des tentes, met en place une unité de potabilisation d’eau ainsi qu’un poste médical avancé. Bref, ces pompiers font leur métier : sauveteurs
Être pro : le meilleur moyen d'être utile
« Servir bénévolement la soupe aux Restos du Cœur est très honorable, mais beaucoup de gens en ont les compétences, commente Christophe. Moi c’est en exerçant ma profession que je me sens le plus efficace et le plus utile auprès des personnes en détresse ». Pendant trois semaines à Banda Aceh, il est aux premières loges pour observer ses collègues pompiers Indonésiens. Leurs connaissances en secourisme s’avèrent anecdotiques ; faute de tenue, ils luttent contre le feu en tongs. En 2006, donc, rebelote ! Christophe revient à Sumatra instruire bénévolement ses homologues locaux. Pendant ses cours, le silence est religieux. Pas comme en France où il doit se « battre pour obtenir le calme » des jeunes recrues !
La gratitude des autres : son carburant pour avancer
« Les populations défavorisées nous gratifient d’une reconnaissance et d’un respect hors-du-commun, reconnaît Christophe. Néanmoins, que je l’exerce bénévolement ou non, à l’étranger ou dans l’Hexagone, mon métier est le même : il s’agit d’apporter une aide logistique mais aussi morale à des victimes qui, parfois, nous le rendent bien. Et en matière d’échanges humains, l’expérience humanitaire est irremplaçable ». Longtemps, Christophe entendra résonner en lui les remerciements des réfugiés kosovars. Longtemps, il gardera en tête « le sourire de ces victimes Indonésiennes qui avaient pourtant tout perdu ». Ces souvenirs : son carburant pour repartir…
Crédits photos : Pompiers sans frontières
Pour PSF, dont il est l’un des 450 membres, Christophe se dépense sans compter. A lui, les heures passées à monter des projets, à traquer les subventions ! Et puis il y a les missions.
Pendant la guerre du Kosovo, Christophe est en Albanie dans un camp de réfugiés. Fin décembre 2004, le tsunami dévaste l’Indonésie. Le temps de poser ses congés et ce célibataire débarque à Banda Aceh avec 11 autres collègues bénévoles. Face à eux : des cercueils nombreux et des survivants à épauler. Pour 2 500 victimes, l’équipe de PSF monte des tentes, met en place une unité de potabilisation d’eau ainsi qu’un poste médical avancé. Bref, ces pompiers font leur métier : sauveteurs
Être pro : le meilleur moyen d'être utile
« Servir bénévolement la soupe aux Restos du Cœur est très honorable, mais beaucoup de gens en ont les compétences, commente Christophe. Moi c’est en exerçant ma profession que je me sens le plus efficace et le plus utile auprès des personnes en détresse ». Pendant trois semaines à Banda Aceh, il est aux premières loges pour observer ses collègues pompiers Indonésiens. Leurs connaissances en secourisme s’avèrent anecdotiques ; faute de tenue, ils luttent contre le feu en tongs. En 2006, donc, rebelote ! Christophe revient à Sumatra instruire bénévolement ses homologues locaux. Pendant ses cours, le silence est religieux. Pas comme en France où il doit se « battre pour obtenir le calme » des jeunes recrues !
La gratitude des autres : son carburant pour avancer
« Les populations défavorisées nous gratifient d’une reconnaissance et d’un respect hors-du-commun, reconnaît Christophe. Néanmoins, que je l’exerce bénévolement ou non, à l’étranger ou dans l’Hexagone, mon métier est le même : il s’agit d’apporter une aide logistique mais aussi morale à des victimes qui, parfois, nous le rendent bien. Et en matière d’échanges humains, l’expérience humanitaire est irremplaçable ». Longtemps, Christophe entendra résonner en lui les remerciements des réfugiés kosovars. Longtemps, il gardera en tête « le sourire de ces victimes Indonésiennes qui avaient pourtant tout perdu ». Ces souvenirs : son carburant pour repartir…
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