Liam Rakimar | |
Noël ensemble
Bénévole depuis six ans à l'antenne de Paris Nord-Ouest du Secours catholique, Evelyne, 63 ans, le reconnaît volontiers : si, aujourd'hui, elle donne de son temps, c'est certainement parce que la vie ne l'a pas épargnée. « Vivre l'adversité vous rend moins égoïste », explique-t-elle. Deux fois par semaine, elle reçoit des familles, essentiellement des femmes avec de jeunes enfants, à l'accueil du 10e arrondissement. Ici, elles peuvent se retrouver, prendre tout simplement le temps de se poser, de partager. Partager, pour elle, c'est plus qu'un mot d'ordre, c'est un moteur, celui qui la pousse à organiser depuis quatre ans l'opération « Noël ensemble ».
![]() |
Cette année, ce sont huit bateaux croisière qui partiront sur la Seine avec, à leur bord, près de 1 500 personnes en situation de précarité. Evelyne accompagnera 220 de ces « accueillis », comme on les appelle au Secours catholique. Ils viennent d'horizons divers, habitués de l'association, sans-abri mais aussi membres de familles réfugiées : tous pourront, autour d'un repas, passer Noël dignement, ensemble, dans un esprit de richesse et de diversité culturelle.
Des bénévoles un peu particuliers
Cette recherche de diversité se retrouve dans le dispositif d'encadrement puisque, cette année, l'accueil sera assuré par des bénévoles mais, également, par des personnes habituellement soutenues par le Secours catholique et qui, à leur tour, pourront ainsi « donner » en participant à l'organisation. Un principe qui n'a pas été si facile à mettre en place : « Ils n'étaient pas toujours à l'aise au début », reconnaît Evelyne. Afin de les préparer à faire de cette rencontre d'un soir une fête inoubliable, elle a organisé de nombreuses réunions mais également des jeux de rôle.
Cette recherche de diversité se retrouve dans le dispositif d'encadrement puisque, cette année, l'accueil sera assuré par des bénévoles mais, également, par des personnes habituellement soutenues par le Secours catholique et qui, à leur tour, pourront ainsi « donner » en participant à l'organisation. Un principe qui n'a pas été si facile à mettre en place : « Ils n'étaient pas toujours à l'aise au début », reconnaît Evelyne. Afin de les préparer à faire de cette rencontre d'un soir une fête inoubliable, elle a organisé de nombreuses réunions mais également des jeux de rôle.
Un état d'esprit commun
Le 24 décembre au soir, tous se retrouveront, pourront partager un vrai repas de réveillon et trouver cette chaleur humaine qui fait tellement défaut.
Ils parleront, riront ensemble, se découvriront et, surtout, laisseront de côté, le temps d'un réveillon, les soucis du quotidien.
Pour Evelyne, être bénévole, c'est accepter d'être dérangé dans sa vie : « On découvre les autres, ça nous bouscule et ça nous fait surtout avancer. »
Le 24 décembre au soir, tous se retrouveront, pourront partager un vrai repas de réveillon et trouver cette chaleur humaine qui fait tellement défaut.
Ils parleront, riront ensemble, se découvriront et, surtout, laisseront de côté, le temps d'un réveillon, les soucis du quotidien.
Pour Evelyne, être bénévole, c'est accepter d'être dérangé dans sa vie : « On découvre les autres, ça nous bouscule et ça nous fait surtout avancer. »
Redécouvrir l'esprit de noël
Elle qui prétendait ne pas aimer Noël ne se voit plus célébrer cette fête autrement qu'avec ces gens qui lui « offrent tant ». Lors de son premier réveillon avec le Secours catholique, elle raconte « avoir été sur un nuage tant le bonheur était grand ». Aujourd'hui, elle vit cela de manière plus objective, avec plus de distance mais aussi plus de professionnalisme. Si la volonté d'aider est profonde chez elle, qu'elle vient de « ses entrailles », comme elle dit, elle ne peut s'empêcher de vouloir que ces rencontres se passent dans un climat particulier. « Il est essentiel que les participants ne se comportent pas comme des consommateurs, mais qu'ils viennent tous dans le même esprit, celui de partager du bonheur ensemble. »
Elle qui prétendait ne pas aimer Noël ne se voit plus célébrer cette fête autrement qu'avec ces gens qui lui « offrent tant ». Lors de son premier réveillon avec le Secours catholique, elle raconte « avoir été sur un nuage tant le bonheur était grand ». Aujourd'hui, elle vit cela de manière plus objective, avec plus de distance mais aussi plus de professionnalisme. Si la volonté d'aider est profonde chez elle, qu'elle vient de « ses entrailles », comme elle dit, elle ne peut s'empêcher de vouloir que ces rencontres se passent dans un climat particulier. « Il est essentiel que les participants ne se comportent pas comme des consommateurs, mais qu'ils viennent tous dans le même esprit, celui de partager du bonheur ensemble. »
Des centaines de baisers en retour
Victime de son succès, cette opération évolue chaque année, « mais pas dans l'esprit », assure Evelyne. Au contraire, afin que cette fête soit le plus réussie possible, elle la repense sans cesse. Cette année, la nouveauté ce sont les chocolats qui, pour des raisons d'équité, remplaceront les cadeaux.
Pour Evelyne, le bonheur se résume à cela, « faire un petit bout de chemin au fil de l'eau avec ces gens que je ne reverrai peut-être plus jamais. mais qui m'auront tant apporté ».
Si vous lui demandez quel cadeau elle espère à Noël, elle vous répondra : « Les centaines de baisers que je reçois à la fin du réveillon ! Ça, ça n'a pas de prix ! »
Photos © : T. Delsol
Victime de son succès, cette opération évolue chaque année, « mais pas dans l'esprit », assure Evelyne. Au contraire, afin que cette fête soit le plus réussie possible, elle la repense sans cesse. Cette année, la nouveauté ce sont les chocolats qui, pour des raisons d'équité, remplaceront les cadeaux.
Pour Evelyne, le bonheur se résume à cela, « faire un petit bout de chemin au fil de l'eau avec ces gens que je ne reverrai peut-être plus jamais. mais qui m'auront tant apporté ».
Si vous lui demandez quel cadeau elle espère à Noël, elle vous répondra : « Les centaines de baisers que je reçois à la fin du réveillon ! Ça, ça n'a pas de prix ! »
Photos © : T. Delsol
Espace offert par Microsoft
Liens utiles
Sondage
- Quel problème écologique inquiète le plus les jeunes ?
- La pollution marine
30% - Le réchauffement climatique
18% - La déforestation
34% - La pollution de l'air
18%
- La pollution marine


