Après l’université : Unis-Cité
" Il existe mille façons d’avoir un impact positif sur la société" , explique Marie Trellu-Kane, 36 ans, consultante en entrepreneuriat social, et co-fondatrice d’Unis-Cité.
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Tout juste diplômée de l’ESSEC en 1994, elle en fait son leitmotiv et son premier grand projet. Avec 2 amies de promo et une copine américaine, elle adapte en France le modèle du service civil volontaire développé aux Etats-Unis par l’organisme "City Year".
Unis-Cité naît et avec lui une nouvelle forme d’engagement des jeunes : s’aider soi-même pour aider les autres.
Unis-Cité prend corps. Elle contacte collectivités, associations, hôpitaux, maisons de quartiers… et cherche de jeunes volontaires. Le but : les mettre en relation dans le cadre d’une action solidaire à temps plein de 9 mois. Les prétendants au service civil ont entre 18 et 25 ans et viennent de tous horizons sociaux et culturels. La sélection se base uniquement sur la motivation personnelle. On y retrouve des étudiants de grande école qui choisissent de faire un "break", des jeunes sans diplôme avec l’envie d’être utile, d’autres qui cherchent leur voie…
Le fonctionnement est simple : les candidats sont regroupés en équipe de huit et encadrés par un professionnel d’Unis-Cité. Chacun réalise cinq à six missions de solidarité durant son "service". Entre sensibilisation et prévention, les volontaires sont amenés à travailler aussi bien en milieu scolaire, en luttant par exemple, contre les actes de violence que dans une association de protection de l’environnement. Pour un engagement plus serein, les volontaires reçoivent une indemnité de 600€ par mois, et sont accompagnés dans la construction de leurs projets professionnels.
" Les jeunes volontaires rencontrés dans cette aventure ont tous fait preuve d’un engagement incroyable. Nos partenaires reconnaissent aujourd’hui l’importance de leur rôle au sein de notre société", réplique Marie Trellu-Kane.
En 2006, grâce à eux, le gouvernement en fait officiellement un projet d’Etat, et subventionne en partie le service civil volontaire. Un encouragement de plus pour Unis-Cité, qui en 15 ans, s’est développé dans une vingtaine de villes, a vu plus de 2000 jeunes se rendre disponibles sur 1200 programmes d’intérêt général.
"J’avais envie de promouvoir l’idée que chacun est responsable de sa place dans le monde. Le pari semble réussi !"
, conclut Marie Trellu-Kane.
En savoir plus : www.uniscite.fr
Florence Massin - Journaliste Reporters d’Espoirs - http://www.reportersdespoirs.org
avril 2009
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