Violaine De Marsangy | |
Témoignage de Jeanne, bénévole en prison
Participer à la formation des personnes incarcérées afin de les préparer à la sortie, c'est le choix de Jeanne, bénévole au Génepi. Retour sur un engagement militant.
![]() |
Engager son savoir
« Le GENEPI, c'est un engagement riche, mais qu'on ne prend pas à la légère », lance Jeanne Werner. Cette jeune étudiante de 22 ans a décidé de renouveler cette année son expérience de bénévole menée en milieu carcéral tout au long de l'année dernière. Actuellement responsable du groupe des génépistes de Fresnes pour la sensibilisation du public, elle continue à enseigner en milieu carcéral : elle donne des cours de français à un homme d'une cinquantaine d'années qui ne parle pas notre langue. L'année dernière, elle avait enseigné les mathématiques, le français et le droit.
« Le GENEPI, c'est un engagement riche, mais qu'on ne prend pas à la légère », lance Jeanne Werner. Cette jeune étudiante de 22 ans a décidé de renouveler cette année son expérience de bénévole menée en milieu carcéral tout au long de l'année dernière. Actuellement responsable du groupe des génépistes de Fresnes pour la sensibilisation du public, elle continue à enseigner en milieu carcéral : elle donne des cours de français à un homme d'une cinquantaine d'années qui ne parle pas notre langue. L'année dernière, elle avait enseigné les mathématiques, le français et le droit.
Pourquoi la prison ?
Déjà investie dans le domaine social, Jeanne est notamment éducatrice de football auprès de jeunes enfants en difficulté. « Tout en restant dans le social, je voulais faire autre chose. La prison est un milieu peu connu, où les gens ont besoin d'aide car on s'occupe moins d'eux que d'autres populations. Je voulais leur donner un coup de pouce pour que, une fois sortis, ils puissent redémarrer. »
Déjà investie dans le domaine social, Jeanne est notamment éducatrice de football auprès de jeunes enfants en difficulté. « Tout en restant dans le social, je voulais faire autre chose. La prison est un milieu peu connu, où les gens ont besoin d'aide car on s'occupe moins d'eux que d'autres populations. Je voulais leur donner un coup de pouce pour que, une fois sortis, ils puissent redémarrer. »
Un engagement riche de rencontres
L'ambiance estudiantine de l'association est pour Jeanne un gros atout : « Nous ne sommes que des étudiants, donc beaucoup de jeunes, et ça bouge ! L'association est en perpétuelle évolution. » En détention, les échanges avec les détenus sont aussi des moments privilégiés : « Nous y faisons des rencontres que nous ne ferions nulle part ailleurs. Ce sont en général des adultes, des hommes et des femmes qui ont des expériences bien différentes des nôtres. Notre contact avec eux est privilégié, puisque nous sommes souvent leur seul contact neutre en dehors des familles ou des avocats. » Dans sa vie de tous les jours, Jeanne reconnaît que son engagement n'est pas non plus anodin : « Il m'apporte une ouverture d'esprit, un questionnement sur ma place dans la société. Il engendre aussi beaucoup de discussions avec mon entourage. »
L'ambiance estudiantine de l'association est pour Jeanne un gros atout : « Nous ne sommes que des étudiants, donc beaucoup de jeunes, et ça bouge ! L'association est en perpétuelle évolution. » En détention, les échanges avec les détenus sont aussi des moments privilégiés : « Nous y faisons des rencontres que nous ne ferions nulle part ailleurs. Ce sont en général des adultes, des hommes et des femmes qui ont des expériences bien différentes des nôtres. Notre contact avec eux est privilégié, puisque nous sommes souvent leur seul contact neutre en dehors des familles ou des avocats. » Dans sa vie de tous les jours, Jeanne reconnaît que son engagement n'est pas non plus anodin : « Il m'apporte une ouverture d'esprit, un questionnement sur ma place dans la société. Il engendre aussi beaucoup de discussions avec mon entourage. »
« Il faut tenir sur le long terme »
Travailler au GENEPI, c'est consacrer une demi-journée par semaine à son action. « Il faut avoir le temps et l'énergie et, surtout, tenir sur le long terme », souligne Jeanne. Mais cette jeune étudiante en DESS de Gestion de projets de développement en Afrique à Paris-XI voit encore plus loin : « Plus tard, je souhaiterais travailler dans le secteur de l'aide aux mineurs délinquants. Sans rester une génépiste à part entière, cela me permettrait au moins de garder un contact professionnel avec le GENEPI ! »
Devenir bénévole avec le GENEPI :http://www.genepi.fr
Crédits photos : Benjamin Horvais / Genepi
Travailler au GENEPI, c'est consacrer une demi-journée par semaine à son action. « Il faut avoir le temps et l'énergie et, surtout, tenir sur le long terme », souligne Jeanne. Mais cette jeune étudiante en DESS de Gestion de projets de développement en Afrique à Paris-XI voit encore plus loin : « Plus tard, je souhaiterais travailler dans le secteur de l'aide aux mineurs délinquants. Sans rester une génépiste à part entière, cela me permettrait au moins de garder un contact professionnel avec le GENEPI ! »
Devenir bénévole avec le GENEPI :http://www.genepi.fr
Crédits photos : Benjamin Horvais / Genepi
Espace offert par Microsoft
Découvrez l’ensemble de ce dossier
Sondage
- A quel propos les parents ressentent-ils le plus de stress vis-à-vis de leurs enfants ?
- La sécurité
27% - L'éducation
24% - La scolarité
29% - La santé
20%
- La sécurité


