Déborah Lévy | |
Réveillon avec les exclus
C'est décidé, Anne-Marie passera les fêtes de fin d'année avec l'Armée du Salut. Les soirs de Noël et de la Saint Sylvestre, elle servira des repas aux démunis de la capitale. Portrait.
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Bénévole aux soupes de nuit
« Je sèche mes cours pour distribuer la soupe de nuit le mercredi soir. », lance Anne-Marie, 24 ans. Depuis début septembre, la jeune fille toujours en retard à ses rendez-vous, est ponctuelle une fois par semaine : « J'y vais avec entrain, de bon cour, sans ressentir la moindre contrainte », poursuit-elle. Anne-Marie arrive à 18h45 aux abords de la Gare de l'Est, sur le site de « la soupe de nuit » de l'Armée du Salut. Au sein d'une équipe de bénévoles, elle ouvre les portes du camion et prépare la distribution de café, de soupes et de sachet-repas. Anne-Marie sert des femmes, beaucoup de jeunes, des personnes âgées ou handicapées, mais aussi des familles « qui ont du mal à joindre les deux bouts : certains ont un toit et viennent se ravitailler au camion ».
Servir des repas mais surtout parler avec des personnes dans la précarité
Étudiante en anthropologie, elle accorde une importance cruciale au contact avec les personnes vivant dans la précarité : « Je préfère servir les sachets repas pour parler et plaisanter avec ces gens. Dans leur quotidien, ils sont invisibles. C'est important pour moi de leur serrer la main, de les appeler par leur prénom ».
Les fêtes : un moment privilégié pour apporter de l'aide
Comme chaque année, le soir du 24 décembre, l'Armée du Salut organise un réveillon à l'hôtel social Le Palais de la Femme. Plus que jamais, Anne-Marie sera au rendez-vous pour « permettre aux exclus de passer Noël avec d'autres gens », les « décharger un peu du poids qu'ils portent » et « leur faire oublier, pendant quelques heures, un quotidien difficile ». La jeune fille attend avec impatience de « profiter de ces rares instants de joie » et sera fidèle au poste de la soupe de nuit le soir du 31 décembre. « Pour moi, fêter, c'est aussi aider. Je trouve ça tout à fait normal et je n'attends aucune reconnaissance ! » conclut-elle avec le sourire.
Crédit photos : Benjamin Horvais
« Je sèche mes cours pour distribuer la soupe de nuit le mercredi soir. », lance Anne-Marie, 24 ans. Depuis début septembre, la jeune fille toujours en retard à ses rendez-vous, est ponctuelle une fois par semaine : « J'y vais avec entrain, de bon cour, sans ressentir la moindre contrainte », poursuit-elle. Anne-Marie arrive à 18h45 aux abords de la Gare de l'Est, sur le site de « la soupe de nuit » de l'Armée du Salut. Au sein d'une équipe de bénévoles, elle ouvre les portes du camion et prépare la distribution de café, de soupes et de sachet-repas. Anne-Marie sert des femmes, beaucoup de jeunes, des personnes âgées ou handicapées, mais aussi des familles « qui ont du mal à joindre les deux bouts : certains ont un toit et viennent se ravitailler au camion ».
Servir des repas mais surtout parler avec des personnes dans la précarité
Étudiante en anthropologie, elle accorde une importance cruciale au contact avec les personnes vivant dans la précarité : « Je préfère servir les sachets repas pour parler et plaisanter avec ces gens. Dans leur quotidien, ils sont invisibles. C'est important pour moi de leur serrer la main, de les appeler par leur prénom ».
Les fêtes : un moment privilégié pour apporter de l'aide
Comme chaque année, le soir du 24 décembre, l'Armée du Salut organise un réveillon à l'hôtel social Le Palais de la Femme. Plus que jamais, Anne-Marie sera au rendez-vous pour « permettre aux exclus de passer Noël avec d'autres gens », les « décharger un peu du poids qu'ils portent » et « leur faire oublier, pendant quelques heures, un quotidien difficile ». La jeune fille attend avec impatience de « profiter de ces rares instants de joie » et sera fidèle au poste de la soupe de nuit le soir du 31 décembre. « Pour moi, fêter, c'est aussi aider. Je trouve ça tout à fait normal et je n'attends aucune reconnaissance ! » conclut-elle avec le sourire.
Crédit photos : Benjamin Horvais
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