Les épiceries tissent leur toile
S'habiller et se nourrir : deux priorités incontournables pour toutes les familles.
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Si bien que, parfois, ce sont le règlement des loyers ou la scolarisation des enfants qui passent à la trappe. Une situation que connaît une grande partie des 7 millions de personnes qui, en France, vivent sous le seuil de pauvreté. Pour y remédier, elles peuvent, depuis quelques années, faire leurs courses dans des épiceries dites solidaires.
Le principe : des espaces, souvent ouverts avec l'appui d'une association et de la collectivité, où peuvent venir faire leurs courses les chômeurs ou allocataires de minima sociaux; ils y trouvent des produits alimentaires, d'entretien ou d'hygiène, vendus à 20 % des prix pratiqués dans les commerces classiques. Des magasins alimentés par les invendus des supermarchés et les banques alimentaires.
Sur les 500 épiceries solidaires ouvertes en France aujourd'hui, 150 ont choisi d'adhérer à l'Andes (Association nationale pour le développement des épiceries solidaires), lancé en 2000 par Guillaume Bapst (voir notre rubrique "éclairage" - rencontre avec Guillaume Bapst). L'occasion pour elles de bénéficier de l'accompagnement proposé par le réseau et de tous les outils qu'il développe.
"Un de nos objectifs est également que les clients des épiceries s'engagent dans un projet d'insertion, grâce aux économies qu'ils font, explique le directeur d'Andes, dont l'action touche aujourd’hui près de 60 000 personnes. Ça peut être suivre une formation professionnelle, acheter une voiture ou s'engager dans une association."
Andes : www.epiceries-solidaires.org
Amaury Guillem (Agence d'informations Reporters d'Espoirs)
Octobre 2009
Amaury Guillem (Agence d'informations Reporters d'Espoirs)
Octobre 2009
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