Christelle Célarié | |
Épargnant solidaire, épargnant intelligent !
Marie-Hélène Gillig est la présidente de Finansol, un collectif d’acteurs financiers solidaires. L’association a mis en place le label Finansol, qui permet d’identifier les produits d’épargne solidaire éthiques et transparents. À l’occasion de la parution du Baromètre 2005* des finances solidaires, elle revient sur cette démarche d’engagement « intelligente ».
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En quelques mots, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l'épargne solidaire ?
Marie-Hélène Gillig : C'est une épargne qui ressemble à toutes les autres : on met de l'argent de côté dans un livret, un compte à terme ou une assurance vie par exemple, et à ce système s'ajoute un mécanisme de solidarité. L'épargnant accepte de partager une partie ou la totalité des intérêts qu'il a récoltés en le mettant à la disposition de projets qui vont soutenir des personnes en difficulté en France ou dans des pays en développement, ou bien des créateurs d'entreprise qui ne trouvent pas de financement par le système bancaire classique.
Marie-Hélène Gillig : C'est une épargne qui ressemble à toutes les autres : on met de l'argent de côté dans un livret, un compte à terme ou une assurance vie par exemple, et à ce système s'ajoute un mécanisme de solidarité. L'épargnant accepte de partager une partie ou la totalité des intérêts qu'il a récoltés en le mettant à la disposition de projets qui vont soutenir des personnes en difficulté en France ou dans des pays en développement, ou bien des créateurs d'entreprise qui ne trouvent pas de financement par le système bancaire classique.
Et ça marche ?
Marie-Hélène Gillig : Oui, ça marche ! Fin 2004, il y avait 130 000 épargnants solidaires en France, alors qu'ils n'étaient que 39 000 en 2002. Et le montant total a triplé en cinq ans pour atteindre 613 millions d'euros. Grâce à cet argent, 8 000 entreprises ont vu le jour, 13 400 emplois ont pu être créés, près de 8 000 familles ont pu être logées et 91 pays du Sud ont pu recevoir 900 000 microcrédits. On n'a pas encore atteint ce qu'on peut espérer, mais lorsqu'on organise des campagnes d'informations ou des semaines de sensibilisation dans une région, on se rend compte que le nombre d'épargnants double dans cette région.
Marie-Hélène Gillig : Oui, ça marche ! Fin 2004, il y avait 130 000 épargnants solidaires en France, alors qu'ils n'étaient que 39 000 en 2002. Et le montant total a triplé en cinq ans pour atteindre 613 millions d'euros. Grâce à cet argent, 8 000 entreprises ont vu le jour, 13 400 emplois ont pu être créés, près de 8 000 familles ont pu être logées et 91 pays du Sud ont pu recevoir 900 000 microcrédits. On n'a pas encore atteint ce qu'on peut espérer, mais lorsqu'on organise des campagnes d'informations ou des semaines de sensibilisation dans une région, on se rend compte que le nombre d'épargnants double dans cette région.
La publication du Baromètre 2005 des finances solidaires est un autre moyen de sensibiliser le public à cette démarche : quelles en sont les grandes lignes ?
Marie-Hélène Gillig : Ce baromètre nous permet de faire un état des lieux de cette épargne en France. En 2005, 30 % des Français ont entendu parler de cette épargne, contre seulement 26 % l’année précédente. Les catégories socio-économiques les plus aisées sont les plus nombreuses à connaître cette démarche, suivies par les retraités et les ouvriers. Sur les 30 % qui en ont entendu parler, 42 % sont prêts à passer à l’acte et à devenir épargnant solidaire. Fait très encourageant, 50 % des jeunes entre 18 et 24 ans à qui on explique ce qu’est l’épargne solidaire se disent prêts à souscrire à une telle épargne.
Marie-Hélène Gillig : Ce baromètre nous permet de faire un état des lieux de cette épargne en France. En 2005, 30 % des Français ont entendu parler de cette épargne, contre seulement 26 % l’année précédente. Les catégories socio-économiques les plus aisées sont les plus nombreuses à connaître cette démarche, suivies par les retraités et les ouvriers. Sur les 30 % qui en ont entendu parler, 42 % sont prêts à passer à l’acte et à devenir épargnant solidaire. Fait très encourageant, 50 % des jeunes entre 18 et 24 ans à qui on explique ce qu’est l’épargne solidaire se disent prêts à souscrire à une telle épargne.
Et pour passer à l'acte, où doit-on s'adresser ?
Marie-Hélène Gillig : Pour le moment, les banques ne disposent pas toutes de produits d’épargne solidaire labellisés Finansol. Il faut se rendre sur le site de l’association pour trouver la liste des 47 produits labellisés ou consulter le Baromètre 2005 des finances solidaires – 3e édition. Quand on va souscrire à un produit d’épargne solidaire (produits de partage comme le livret, le compte à terme ou l’assurance vie ; produit d’investissement où l’on investit dans une entreprise qui se crée et qui cherche à monter son capital social ; épargne salariale qui permet à des salariés de faire une épargne et d’en consacrer une partie à une action solidaire), on choisit à qui va servir son argent. On peut soutenir des associations qui prennent en charge des chômeurs longue durée, des bénéficiaires de minima sociaux ou des familles en situation précaire. On peut décider de participer à la construction de logements sociaux ou aider des filières innovantes, comme le bio ou le commerce équitable. Enfin, on peut venir en aide à des pays en développement.
Marie-Hélène Gillig : Pour le moment, les banques ne disposent pas toutes de produits d’épargne solidaire labellisés Finansol. Il faut se rendre sur le site de l’association pour trouver la liste des 47 produits labellisés ou consulter le Baromètre 2005 des finances solidaires – 3e édition. Quand on va souscrire à un produit d’épargne solidaire (produits de partage comme le livret, le compte à terme ou l’assurance vie ; produit d’investissement où l’on investit dans une entreprise qui se crée et qui cherche à monter son capital social ; épargne salariale qui permet à des salariés de faire une épargne et d’en consacrer une partie à une action solidaire), on choisit à qui va servir son argent. On peut soutenir des associations qui prennent en charge des chômeurs longue durée, des bénéficiaires de minima sociaux ou des familles en situation précaire. On peut décider de participer à la construction de logements sociaux ou aider des filières innovantes, comme le bio ou le commerce équitable. Enfin, on peut venir en aide à des pays en développement.
Mais, finalement, pourquoi épargner solidaire ?
Marie-Hélène Gillig : En devenant épargnant solidaire, on aide des personnes en difficulté ou on soutient des projets qui ne trouvent pas de financement. On ne perd rien, on est dans une démarche de solidarité, de partage citoyen. On gère son argent de façon intelligente, puisque cette épargne est utile : notre argent va servir à soutenir des personnes proches de nous ou des personnes en situation difficile dans les pays en développement. Enfin, il faut savoir que c'est une épargne rentable : les performances financières des produits labellisés Finansol sont pratiquement toutes positives et leur rentabilité est équivalente aux produits d'épargne classiques. En devant épargnant solidaire, on gère son épargne de façon intelligente.
Marie-Hélène Gillig : En devenant épargnant solidaire, on aide des personnes en difficulté ou on soutient des projets qui ne trouvent pas de financement. On ne perd rien, on est dans une démarche de solidarité, de partage citoyen. On gère son argent de façon intelligente, puisque cette épargne est utile : notre argent va servir à soutenir des personnes proches de nous ou des personnes en situation difficile dans les pays en développement. Enfin, il faut savoir que c'est une épargne rentable : les performances financières des produits labellisés Finansol sont pratiquement toutes positives et leur rentabilité est équivalente aux produits d'épargne classiques. En devant épargnant solidaire, on gère son épargne de façon intelligente.
* en partenariat avec La Croix et Ipsos
Crédits photos : Benjamain Horvais, Finansol
Crédits photos : Benjamain Horvais, Finansol
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