Olivier Malaponti | |
Dites non aux BASM !
L'ONG Handicap International milite, notamment, pour l'interdiction des bombes à sous-munitions dans le monde. Sophie Couturier, chargée des relations presse au sein de l'ONG, nous explique le rôle que joue Internet dans la sensibilisation des jeunes à cette cause.
![]() |
Quels sont les différents outils que vous utilisez sur Internet pour sensibiliser les jeunes à votre cause ?
Sophie Couturier : Nous avons développé des jeux interactifs pour les sensibiliser au problème des bombes à sous-munitions, BASM, qui sont un fléau dans le monde, mutilent et tuent des millions de civils pendant et longtemps après les conflits. Nos jeux permettent aux internautes de se retrouver en situation, (ils doivent déminer un village bombardé par des BASM qui n'ont pas explosé ; ils doivent récupérer des rations alimentaires parachutées sur un village et éviter les BASM qui y ressemblent, etc.). En jouant ils vont être sensibilisés beaucoup plus vite que par un long message.
Nous proposons aussi la pétition en ligne à laquelle beaucoup de personnalités ont répondu, et les jeunes s'y sont mis. C'est un outil de sensibilisation facile sur Internet. Il y a aussi le kit militant qui permet aux internautes de devenir des militants bénévoles en diffusant nos affiches, flyers, bannières ou fonds d'écran. Nous mettons en ligne des informations précises sur les bombes à sous-munitions : le nombre de victimes, les pays qui les utilisent, les produisent, les revendent. Plus largement, nous informons de notre actualité et donnons des outils pour agir. Par exemple, nous militons depuis plus de dix ans via les Pyramides de chaussures, contre les mines antipersonnel, et depuis deux ans contre les BASM. L'information sur cette opération qui se déroule dans une quarantaine de villes en France, est relayée sur Internet.
Sophie Couturier : Nous avons développé des jeux interactifs pour les sensibiliser au problème des bombes à sous-munitions, BASM, qui sont un fléau dans le monde, mutilent et tuent des millions de civils pendant et longtemps après les conflits. Nos jeux permettent aux internautes de se retrouver en situation, (ils doivent déminer un village bombardé par des BASM qui n'ont pas explosé ; ils doivent récupérer des rations alimentaires parachutées sur un village et éviter les BASM qui y ressemblent, etc.). En jouant ils vont être sensibilisés beaucoup plus vite que par un long message.
Nous proposons aussi la pétition en ligne à laquelle beaucoup de personnalités ont répondu, et les jeunes s'y sont mis. C'est un outil de sensibilisation facile sur Internet. Il y a aussi le kit militant qui permet aux internautes de devenir des militants bénévoles en diffusant nos affiches, flyers, bannières ou fonds d'écran. Nous mettons en ligne des informations précises sur les bombes à sous-munitions : le nombre de victimes, les pays qui les utilisent, les produisent, les revendent. Plus largement, nous informons de notre actualité et donnons des outils pour agir. Par exemple, nous militons depuis plus de dix ans via les Pyramides de chaussures, contre les mines antipersonnel, et depuis deux ans contre les BASM. L'information sur cette opération qui se déroule dans une quarantaine de villes en France, est relayée sur Internet.
Pourquoi est-ce important pour une ONG comme la vôtre de sensibiliser les jeunes à votre cause ?
Sophie Couturier : Les jeunes sont plus enclins à défendre spontanément des causes justes. Et quand ils sont convaincus, ils sont aussi de très bons vecteurs de ces causes. Il est donc pour nous très important de les sensibiliser afin qu'ils se sentent concernés par notre cause, en l'occurrence le combat contre les BASM. Et plus nous aurons de jeunes à nos côtés, plus notre cause sera portée et relayée avec enthousiasme et conviction ; plus nous aurons de signataires contre les BASM, plus nous nous rapprocherons de leur interdiction.
Sophie Couturier : Les jeunes sont plus enclins à défendre spontanément des causes justes. Et quand ils sont convaincus, ils sont aussi de très bons vecteurs de ces causes. Il est donc pour nous très important de les sensibiliser afin qu'ils se sentent concernés par notre cause, en l'occurrence le combat contre les BASM. Et plus nous aurons de jeunes à nos côtés, plus notre cause sera portée et relayée avec enthousiasme et conviction ; plus nous aurons de signataires contre les BASM, plus nous nous rapprocherons de leur interdiction.
Quels sont les atouts d'Internet pour susciter l'engagement des jeunes auprès de Handicap International ?
Sophie Couturier : L'accessibilité, la convivialité et le fait que ce soit un média jeune, dans l'air du temps, sont ses principales qualités. C'est un média qui va vite et sur lequel on navigue facilement. Les sites se doivent d'être dans le ton. Les messages doivent être clairs et rapidement compris. Pour nous, Internet est désormais un média incontournable. C'est important de faire en sorte que les jeunes comprennent rapidement notre message. Nous allons donc vers eux, sans faire de jeunisme, et sommes suffisamment attractifs pour qu'ils se sentent concernés et qu'ils aient envie de signer la pétition contre cette arme. Nous faisons en sorte que les jeunes s'approprient la cause, même si cette cause est lointaine, compliquée et dure à vivre.
Crédit photos : Benjamin Horvais
Sophie Couturier : L'accessibilité, la convivialité et le fait que ce soit un média jeune, dans l'air du temps, sont ses principales qualités. C'est un média qui va vite et sur lequel on navigue facilement. Les sites se doivent d'être dans le ton. Les messages doivent être clairs et rapidement compris. Pour nous, Internet est désormais un média incontournable. C'est important de faire en sorte que les jeunes comprennent rapidement notre message. Nous allons donc vers eux, sans faire de jeunisme, et sommes suffisamment attractifs pour qu'ils se sentent concernés et qu'ils aient envie de signer la pétition contre cette arme. Nous faisons en sorte que les jeunes s'approprient la cause, même si cette cause est lointaine, compliquée et dure à vivre.
Crédit photos : Benjamin Horvais
Espace offert par Microsoft
Découvrez l’ensemble de ce dossier
Liens utiles
Sondage
- A quel propos les parents ressentent-ils le plus de stress vis-à-vis de leurs enfants ?
- La sécurité
27% - L'éducation
24% - La scolarité
29% - La santé
20%
- La sécurité


