Olivier Malaponti | |
La générosité en questions
Les français sont-ils généreux ? Si 47 % de la population donne régulièrement de l'argent la manière de donner, les causes auxquelles ils donnent et la déclaration fiscale de leurs dons diffèrent généralement avec l'âge. Le point sur la générosité des français et les dispositifs de déduction des dons.
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Les Français sont-ils généreux ?
Avec 24 % de la population donatrice en fonds, excepté les dons de la main à la main, l'Hexagone se situe en deuxième position en Europe, entre le Royaume-Uni (17 %) et l'Allemagne (33 %). En 2004, une enquête TNS Sofres pour l'Observatoire de la générosité et du mécénat de la Fondation de France révèle que « la proportion de donateurs, tous types de dons confondus (dons en argent, temps, nature), est de 54 % de la population française âgée de 15 ans et plus ». Parmi les personnes interrogées, 36 % ont effectué des dons d'argent, 13 % des dons de temps, et 30 % des dons en nature. L'étude souligne que « les femmes sont plus nombreuses à donner régulièrement », avec 48 % de donateurs réguliers contre 40 % chez les hommes.
Comment donnent les Français ?
Les formes que prend la générosité (don de temps, d'argent, en nature, main à la main.) et les causes soutenues varient selon l'âge et, par conséquent, selon les moyens financiers. Elles reflètent ainsi les possibilités et les préoccupations du moment. Comme le note la Fondation de France, « les vieux jours sont vraisemblablement une période de recentrage sur le don d'argent : le don de temps fléchit légèrement et les dons de vêtements et de nourriture baissent nettement ». Les moins de 30 ans donnent en moyenne 117 euros par an, alors que, chez les plus de 70 ans, le don moyen annuel s'élève à 360 euros. Les moins de 25 ans arrivent en tête pour le don de temps à une organisation (40 %). De 35 à 49 ans, c'est le don en nourriture qui passe au premier plan.
A qui donnent les Français ?
L'éducation, l'école, l'animation de quartier ou l'aide aux personnes en direct sont au premier rang des préoccupations de la tranche d'âge des moins de 25 ans. Les plus de 65 ans, eux, donnent d'avantage pour la santé, la recherche, le culte, l'aide aux sinistrés et aux victimes (voir tableau « Les pôles d'intérêt par tranche d'âge »).
Pourquoi tous les Français ne déclarent-ils pas leurs dons ?
En France, malgré les mesures d'encouragement fiscales, seuls 21,5 % des foyers imposables déclarent un don. « Les mesures sont positives mais il y a un défaut de connaissance du grand public sur le dispositif et les gens n'osent pas exploiter le système », analyse Odile de Laurens, responsable de l'Observatoire de la générosité et du mécénat. Même point de vue du côté du Comité de la charte. Pour Daniel Bruneau, son directeur, « ces mesures sont un encouragement, un soutien. Il faut désormais qu'elles soient popularisées ».
Quels sont les foyers les plus généreux ?
« Les plus modestes sont toujours les plus généreux avec des dons moyens correspondant à presque 1 % de leur revenu imposable. Parmi les plus hautes tranches, le pourcentage est à peine supérieur à 0,5 % », analyse Fondation de France.
Comment inciter à donner ?
Aujourd'hui les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté sont déductibles des impôts, à hauteur de 75 % de leur montant dans la limite de 488 euros. Pour autant, à l'Observatoire de la générosité et du mécénat, on considère que « le dispositif fiscal ne va pas changer les mentalités. Il faut faire comprendre aux gens qu'ils doivent choisir les causes qu'ils veulent soutenir. L'objectif est de devenir un acteur de la solidarité ».
Avec 24 % de la population donatrice en fonds, excepté les dons de la main à la main, l'Hexagone se situe en deuxième position en Europe, entre le Royaume-Uni (17 %) et l'Allemagne (33 %). En 2004, une enquête TNS Sofres pour l'Observatoire de la générosité et du mécénat de la Fondation de France révèle que « la proportion de donateurs, tous types de dons confondus (dons en argent, temps, nature), est de 54 % de la population française âgée de 15 ans et plus ». Parmi les personnes interrogées, 36 % ont effectué des dons d'argent, 13 % des dons de temps, et 30 % des dons en nature. L'étude souligne que « les femmes sont plus nombreuses à donner régulièrement », avec 48 % de donateurs réguliers contre 40 % chez les hommes.
Comment donnent les Français ?
Les formes que prend la générosité (don de temps, d'argent, en nature, main à la main.) et les causes soutenues varient selon l'âge et, par conséquent, selon les moyens financiers. Elles reflètent ainsi les possibilités et les préoccupations du moment. Comme le note la Fondation de France, « les vieux jours sont vraisemblablement une période de recentrage sur le don d'argent : le don de temps fléchit légèrement et les dons de vêtements et de nourriture baissent nettement ». Les moins de 30 ans donnent en moyenne 117 euros par an, alors que, chez les plus de 70 ans, le don moyen annuel s'élève à 360 euros. Les moins de 25 ans arrivent en tête pour le don de temps à une organisation (40 %). De 35 à 49 ans, c'est le don en nourriture qui passe au premier plan.
A qui donnent les Français ?
L'éducation, l'école, l'animation de quartier ou l'aide aux personnes en direct sont au premier rang des préoccupations de la tranche d'âge des moins de 25 ans. Les plus de 65 ans, eux, donnent d'avantage pour la santé, la recherche, le culte, l'aide aux sinistrés et aux victimes (voir tableau « Les pôles d'intérêt par tranche d'âge »).
Pourquoi tous les Français ne déclarent-ils pas leurs dons ?
En France, malgré les mesures d'encouragement fiscales, seuls 21,5 % des foyers imposables déclarent un don. « Les mesures sont positives mais il y a un défaut de connaissance du grand public sur le dispositif et les gens n'osent pas exploiter le système », analyse Odile de Laurens, responsable de l'Observatoire de la générosité et du mécénat. Même point de vue du côté du Comité de la charte. Pour Daniel Bruneau, son directeur, « ces mesures sont un encouragement, un soutien. Il faut désormais qu'elles soient popularisées ».
Quels sont les foyers les plus généreux ?
« Les plus modestes sont toujours les plus généreux avec des dons moyens correspondant à presque 1 % de leur revenu imposable. Parmi les plus hautes tranches, le pourcentage est à peine supérieur à 0,5 % », analyse Fondation de France.
Comment inciter à donner ?
Aujourd'hui les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté sont déductibles des impôts, à hauteur de 75 % de leur montant dans la limite de 488 euros. Pour autant, à l'Observatoire de la générosité et du mécénat, on considère que « le dispositif fiscal ne va pas changer les mentalités. Il faut faire comprendre aux gens qu'ils doivent choisir les causes qu'ils veulent soutenir. L'objectif est de devenir un acteur de la solidarité ».
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