Compte-rendu du chat avec Samuel Le Bihan
Le 18 novembre dernier, Samuel Le Bihan, parrain de l'opération Novembre en Enfance est venu discuter en direct avec des internautes. Présentation de cette chaîne de la solidarité, réflexion sur les droits de l'enfant, explication sur son rôle en tant que parrain sont autant de points qui ont été abordés. Compte rendu.
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L'opération Novembre en Enfance
Hafida : C'est quoi exactement cette association ? Son but ?
Samuel Le Bihan : Ce n'est pas une association, mais une opération de récolte de fonds, qui seront reversés ensuite à huit associations d'aide à l'enfance.
Sandrine : Quelles sont ces huit associations ?
Samuel Le Bihan :J'ai un rêve, La chaîne de l'espoir, SOS village d'enfants, l'Unicef, Porteurs d'espoir, De 7 à 97 ans, Un regard, un enfant, Sol en si.
Véro : Quels genres d'actions concrètes pour les enfants sont mises en place ?
Samuel Le Bihan : Chaque association a son action propre auprès des enfants en France et à l'étranger : domaine médical, éducatif, action chirurgicale, accueil des fratries d'enfants orphelins, les enfants atteints du sida...
Christophe : Est-ce qu'il ne serait pas préférable de reverser les fonds à moins d'associations pour donner plus d'argent à chacune d'elle ? Huit me semble beaucoup !
Samuel Le Bihan : Le choix de ces huit associations correspond aux premières urgences. Il y a beaucoup de problèmes sur l'enfance en détresse, et on souhaite travailler sur l'ensemble des droits de l'enfant et fédérer le plus d'acteurs possible.
Ludo : Comment puis-je participer à cette opération ?
Samuel Le Bihan : C'est simple. Il suffit d'acheter les produits qui portent le logo « Novembre en Enfance », car les entreprises reversent une partie des bénéfices à cette opération, qui les redistribue ensuite aux huit associations.
Sandra : Où pouvons-nous trouver ces produits ?
Samuel Le Bihan : Cela dépend des produits, c'est très varié. Certains sont vendus en grande surface, comme La vache qui rit ; d'autres sur Internet. Si tu veux plus d'informations, tu peux aller sur le site novembreenenfance.org.
Romain : L'opération a commencé depuis le début du mois, c'est bien ça ? Ça marche bien ?
Samuel Le Bihan : L'opération a un très bon écho, plus fort que l'année dernière, auprès des consommateurs, des médias, et des associations, mais on ne pourra faire un bilan qu'à la fin de l'opération.
Prez : Et pourquoi seulement novembre ? Et pourquoi pas décembre en enfance ? Janvier en enfance ?
Samuel Le Bihan : Parce que la Journée mondiale des droits de l'enfant a lieu le 20 novembre et qu'il est juste d'articuler cette opération autour du mois de novembre comme un rendez-vous annuel entre les entreprises, les associations et les consommateurs.
Julien : Est-ce que vous travaillez auprès d'éducateurs durant l'opération ?
Samuel Le Bihan : En effet, Julien, il existe un comité scientifique qui a rédigé un livre blanc sur les droits de l'enfant, téléchargeable sur le site novembreenenfance.org. ll est destiné à faire un bilan sur les droits de l'enfant en 2005 afin de proposer des pistes de réflexion. Il est composé de spécialistes : avocats, éducateurs, médecins, sociologues, docteurs en sciences de l'éducation, pédiatres...
Son engagement
Sandra : Pourquoi avoir choisi la cause des enfants ?
Samuel Le Bihan : Parce que je suis moi-même papa, que l'enfance représente notre avenir et que les enfants sont les premières victimes des crises qui bousculent notre société.
Ludo : Et depuis quand es-tu investi dans cette association ?
Samuel Le Bihan : C'est très récent. Ils ont contacté mon agent, qui m'a transmis l'information. J'ai tout de suite dit oui ! Puis, je suis allé les voir dans leur bureau pour vérifier le sérieux de cette opération : le contrôle des fonds recueillis, le choix des associations.
Prez : Et ton rôle, ça consiste en quoi ?
Samuel Le Bihan : À faire l'écho dans les médias de la parole de ces acteurs de terrain, de sensibiliser, d'informer le grand public à la fois sur l'enfance en détresse et sur la récolte de fonds.
Les droits des enfants
Julien : Je me demandais s'il existait un droit fondamental de l'enfant à l'échelle mondiale ?
Samuel Le Bihan : En effet, il existe la Convention internationale des droits de l'enfant, de 1989, signée par 191 pays. Seuls la Somalie et les États-Unis ne l'ont pas signée.
Sandrine : Pour toi, quels sont les droits fondamentaux d'un enfant ?
Samuel Le Bihan : Évidemment, il y a les actions d'urgence telles que les soins et l'alimentation, mais il me semble essentiel d'avoir accès à l'éducation pour avoir une chance de changer sa condition sociale. Moi, j'ai eu la chance de pouvoir me servir de l'ascenseur social à travers les bourses d'État. Je sais qu'aujourd'hui en France il y a des enfants qui n'y auront jamais accès. C'est notre devoir d'agir : l'éducation est un des outils fondamentaux de notre République.
Sandra : Quand tu vois ce qui s'est passé récemment dans les banlieues, crois-tu que nous devons (pouvons) venir en aide à ces jeunes : certains avaient à peine 15 ans.
Samuel Le Bihan : Absolument. Ce sont des enfants qui n'ont pas l'espoir de pouvoir changer leur vie alors pour qu'on puisse les entendre, ils s'expriment par la violence. La preuve, on ne les a jamais autant écouté qu'aujourd'hui.
Romain : Est-ce que l'une des huit associations pourrait venir en aide à ces jeunes ?
Samuel Le Bihan : Elles le font en travaillant sur la petite enfance, l'âge où tout commence. L'association J'ai un rêve permet à ces enfants à travers le théâtre d'exprimer leur quotidien, leurs envies, leurs angoisses...
Novembre en enfance et les droits de l'enfant
Hafida : Croyez-vous qu'une opération comme celle-ci peut faire évoluer les mentalités en faveur du respect des droits de l'enfant ?
Samuel Le Bihan : Oui, absolument, Hafida, c'est à travers une mobilisation régulière que nous pourrons faire prendre conscience des problèmes en France et à l'étranger. En France, par exemple, aujourd'hui, lorsqu'une famille de sans-papiers est arrêtée, on place les familles entières (adultes et enfants) en cellule dans des zones de transit avant de les reconduire dans leur misère d'origine. Ce qui veut dire qu'en France, dans mon pays, on n'hésite pas à mettre des enfants en prison !
Hafida : Quel poids avez-vous dans ce genre de situation ?
Samuel Le Bihan : Mon pouvoir aujourd'hui, c'est la possibilité d'en parler dans les médias, de faire remonter l'information pour que les gens sachent et que les associations concernées aient plus de pouvoir pour faire changer les choses.
Manu : Et c'est déjà bien ! Si plus de gens s'investissaient dans des actions comme ça de médiatisation, ce serait une bonne chose.
Samuel Le Bihan : Oui, et vous êtes le premier maillon de cette chaîne de solidarité et d'informations. Je compte sur vous pour informer et participer à cette opération. À vous de jouer !
Hafida : C'est quoi exactement cette association ? Son but ?
Samuel Le Bihan : Ce n'est pas une association, mais une opération de récolte de fonds, qui seront reversés ensuite à huit associations d'aide à l'enfance.
Sandrine : Quelles sont ces huit associations ?
Samuel Le Bihan :J'ai un rêve, La chaîne de l'espoir, SOS village d'enfants, l'Unicef, Porteurs d'espoir, De 7 à 97 ans, Un regard, un enfant, Sol en si.
Véro : Quels genres d'actions concrètes pour les enfants sont mises en place ?
Samuel Le Bihan : Chaque association a son action propre auprès des enfants en France et à l'étranger : domaine médical, éducatif, action chirurgicale, accueil des fratries d'enfants orphelins, les enfants atteints du sida...
Christophe : Est-ce qu'il ne serait pas préférable de reverser les fonds à moins d'associations pour donner plus d'argent à chacune d'elle ? Huit me semble beaucoup !
Samuel Le Bihan : Le choix de ces huit associations correspond aux premières urgences. Il y a beaucoup de problèmes sur l'enfance en détresse, et on souhaite travailler sur l'ensemble des droits de l'enfant et fédérer le plus d'acteurs possible.
Ludo : Comment puis-je participer à cette opération ?
Samuel Le Bihan : C'est simple. Il suffit d'acheter les produits qui portent le logo « Novembre en Enfance », car les entreprises reversent une partie des bénéfices à cette opération, qui les redistribue ensuite aux huit associations.
Sandra : Où pouvons-nous trouver ces produits ?
Samuel Le Bihan : Cela dépend des produits, c'est très varié. Certains sont vendus en grande surface, comme La vache qui rit ; d'autres sur Internet. Si tu veux plus d'informations, tu peux aller sur le site novembreenenfance.org.
Romain : L'opération a commencé depuis le début du mois, c'est bien ça ? Ça marche bien ?
Samuel Le Bihan : L'opération a un très bon écho, plus fort que l'année dernière, auprès des consommateurs, des médias, et des associations, mais on ne pourra faire un bilan qu'à la fin de l'opération.
Prez : Et pourquoi seulement novembre ? Et pourquoi pas décembre en enfance ? Janvier en enfance ?
Samuel Le Bihan : Parce que la Journée mondiale des droits de l'enfant a lieu le 20 novembre et qu'il est juste d'articuler cette opération autour du mois de novembre comme un rendez-vous annuel entre les entreprises, les associations et les consommateurs.
Julien : Est-ce que vous travaillez auprès d'éducateurs durant l'opération ?
Samuel Le Bihan : En effet, Julien, il existe un comité scientifique qui a rédigé un livre blanc sur les droits de l'enfant, téléchargeable sur le site novembreenenfance.org. ll est destiné à faire un bilan sur les droits de l'enfant en 2005 afin de proposer des pistes de réflexion. Il est composé de spécialistes : avocats, éducateurs, médecins, sociologues, docteurs en sciences de l'éducation, pédiatres...
Son engagement
Sandra : Pourquoi avoir choisi la cause des enfants ?
Samuel Le Bihan : Parce que je suis moi-même papa, que l'enfance représente notre avenir et que les enfants sont les premières victimes des crises qui bousculent notre société.
Ludo : Et depuis quand es-tu investi dans cette association ?
Samuel Le Bihan : C'est très récent. Ils ont contacté mon agent, qui m'a transmis l'information. J'ai tout de suite dit oui ! Puis, je suis allé les voir dans leur bureau pour vérifier le sérieux de cette opération : le contrôle des fonds recueillis, le choix des associations.
Prez : Et ton rôle, ça consiste en quoi ?
Samuel Le Bihan : À faire l'écho dans les médias de la parole de ces acteurs de terrain, de sensibiliser, d'informer le grand public à la fois sur l'enfance en détresse et sur la récolte de fonds.
Les droits des enfants
Julien : Je me demandais s'il existait un droit fondamental de l'enfant à l'échelle mondiale ?
Samuel Le Bihan : En effet, il existe la Convention internationale des droits de l'enfant, de 1989, signée par 191 pays. Seuls la Somalie et les États-Unis ne l'ont pas signée.
Sandrine : Pour toi, quels sont les droits fondamentaux d'un enfant ?
Samuel Le Bihan : Évidemment, il y a les actions d'urgence telles que les soins et l'alimentation, mais il me semble essentiel d'avoir accès à l'éducation pour avoir une chance de changer sa condition sociale. Moi, j'ai eu la chance de pouvoir me servir de l'ascenseur social à travers les bourses d'État. Je sais qu'aujourd'hui en France il y a des enfants qui n'y auront jamais accès. C'est notre devoir d'agir : l'éducation est un des outils fondamentaux de notre République.
Sandra : Quand tu vois ce qui s'est passé récemment dans les banlieues, crois-tu que nous devons (pouvons) venir en aide à ces jeunes : certains avaient à peine 15 ans.
Samuel Le Bihan : Absolument. Ce sont des enfants qui n'ont pas l'espoir de pouvoir changer leur vie alors pour qu'on puisse les entendre, ils s'expriment par la violence. La preuve, on ne les a jamais autant écouté qu'aujourd'hui.
Romain : Est-ce que l'une des huit associations pourrait venir en aide à ces jeunes ?
Samuel Le Bihan : Elles le font en travaillant sur la petite enfance, l'âge où tout commence. L'association J'ai un rêve permet à ces enfants à travers le théâtre d'exprimer leur quotidien, leurs envies, leurs angoisses...
Novembre en enfance et les droits de l'enfant
Hafida : Croyez-vous qu'une opération comme celle-ci peut faire évoluer les mentalités en faveur du respect des droits de l'enfant ?
Samuel Le Bihan : Oui, absolument, Hafida, c'est à travers une mobilisation régulière que nous pourrons faire prendre conscience des problèmes en France et à l'étranger. En France, par exemple, aujourd'hui, lorsqu'une famille de sans-papiers est arrêtée, on place les familles entières (adultes et enfants) en cellule dans des zones de transit avant de les reconduire dans leur misère d'origine. Ce qui veut dire qu'en France, dans mon pays, on n'hésite pas à mettre des enfants en prison !
Hafida : Quel poids avez-vous dans ce genre de situation ?
Samuel Le Bihan : Mon pouvoir aujourd'hui, c'est la possibilité d'en parler dans les médias, de faire remonter l'information pour que les gens sachent et que les associations concernées aient plus de pouvoir pour faire changer les choses.
Manu : Et c'est déjà bien ! Si plus de gens s'investissaient dans des actions comme ça de médiatisation, ce serait une bonne chose.
Samuel Le Bihan : Oui, et vous êtes le premier maillon de cette chaîne de solidarité et d'informations. Je compte sur vous pour informer et participer à cette opération. À vous de jouer !
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