Violaine de Marsangy

Faciles à prendre et à tenir, quelques bonnes résolutions pour 2007

Alors que le mois de décembre se termine et qu'une nouvelle année se profile, c'est le temps pour certains de réfléchir à de nouvelles orientations professionnelles, à des choix personnels et, pourquoi pas, à de nouveaux engagements dans le secteur social ou humanitaire. Engagement ne veut pas forcément dire lourdes contraintes. Chacun peut trouver son propre mode d'engagement, compatible avec ses moyens et ses disponibilités. On peut venir en aide aux plus démunis en donnant de l'argent, du temps, en s'informant des actions menées près de chez soi, en mettant ses compétences professionnelles au service d'une association, en voyageant ou en achetant solidaire ou encore, tout simplement, en apprenant les gestes qui sauvent ou en donnant son sang. Les bonnes résolutions sont faciles à prendre et à tenir. Voici quelques idées pour vous guider en ce début d'année.
Faciles à prendre et à tenir, quelques bonnes résolutions pour 2007
Par où commencer ?

Tout d'abord il faut commencer par réfléchir aux causes qui nous touchent particulièrement. On peut en effet se sentir plus concerné par les événements qui ont lieu dans un pays, par une maladie spécifique ou par une population vulnérable particulière. Ensuite, il est essentiel de s'informer. Les étudiants peuvent se renseigner auprès du réseau d'associations étudiantesd'animafac. Les autres peuvent se rendre dans les mairies. Elles suivent les actions associatives menées dans leur périmètre. Internet est également une source riche d'informations. Des associations telles que France Bénévolatmettent en ligne de nombreuses offres de bénévolat. Il est aisé aussi de se renseigner auprès des agences locales des grandes associations nationales telles que le Secours Populaire, l'Armée du Salut ou encore le Secours Catholique. Enfin, les églises et les lieux de culte sont souvent en quête d'aide bénévole ou de soutien financier pour leurs projets sociaux.
 
Je n'ai pas de temps

Pour s'engager, il faut du temps. Mais pas forcément. Ce début d'année peut être l'occasion de choisir une cause que l'on souhaite soutenir financièrement. Vous pouvez donner de l'argent de façon récurrente chaque mois grâce à un prélèvement automatique ou bien décider de donner de temps en temps une pièce de monnaie au sans-abri croisé sur votre chemin, ou de façon ponctuelle à une personne ou une cause qui vous touche. Lorsque l'on est pris par le temps, l'argent n'est pas la seule échappatoire. On peut donner des vêtements, du matériel informatique, des meubles, de la nourriture. De nombreuses associations sont preneuses, notamment Emmaüs ou la Banque de la Faim. Cette dernière recueille des vivres à la sortie des supermarchés. Ceux qui aiment voyager peuvent choisir de voyager solidaire avec, par exemple, Tourisme et Développement solidaires. En apprenant à connaître de nouvelles communautés, les vacanciers donnent ainsi une dimension humaine à leurs voyages. Enfin, nous qui faisons des achats de façon quasi quotidienne, nous pouvons choisir de temps en temps de consommer solidaire en achetant des produits du commerce équitable (fruits, légumes, café, sucre, artisanat.). Le label Max Havelaar est la référence dans ce domaine.
 
Je n'ai pas d'argent

Ceux qui en revanche ont peu de moyens financiers mais du temps à offrir chercheront plutôt à être bénévoles. Le bénévolat est en effet à la portée de tous. Les tâches sont nombreuses, les associations ont toujours besoin de petites mains. Que ce soit pour préparer des envois de courriel, répondre au téléphone, accueillir les démunis, écouter ceux qui sont en détresse. L'accompagnement scolaire ou encore l'initiation à l'informatique pour les jeunes et les exclus se développent de plus en plus et nécessitent des hommes et des femmes patients et à l'écoute des difficultés des uns et des autres. Les plus anciens peuvent initier les plus jeunes à la lecture avec l'association Lire et faire lire. On peut être bénévole tout au long de l'année mais aussi pour des actions ponctuelles, comme l'organisation d'un événement tel que Solidays. Si l'on a pas d'argent, on peut aussi offrir son temps de vacances et ses compétences professionnelles. L'association Planète Urgencepermet à des salariés de mettre leur savoir-faire au service de ceux qui en ont besoin. Ainsi Lara, cadre marketing, est partie pendant trois semaines aider un jeune magazine féminin en Afghanistan à monter un plan média. Les frais sont pris en charge par l'entreprise et le salarié part sur son temps de vacances.
 
Je n'ai ni temps ni argent

Si vous n'avez ni temps ni argent, vous pouvez tout de même prendre une ou plusieurs résolutions et espérer les tenir. Connaissez-vous par exemple les numéros verts à appeler en cas d'urgence ou de détresse ? Le Samu Social au 115, si vous croisez, une nuit froide d'hiver, un homme ou une femme dormant dans la rue, le Samu au 15 en cas d'urgence, le 119 pour signaler les enfants maltraités, le 01 40 33 80 60 pour aider les femmes victimes de violences conjugales, le 08 00 23 13 13 pour Drogues Info Service si vous vous sentez démuni face à une personne alcoolique ou droguée... Vous pouvez aussi décider de donner votre sang au cours de l'année ou envoyer un cadeau de Noël au Secours Populaire. Enfin, la Croix Rouge organise des stages Les Gestes qui sauvent. Apprendre ces gestes peut sauver une vie.

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      34%
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