France Berlioz | |
Comment créer son association ?
Un million huit cent mille : c'est le nombre d'associations enregistrées aujourd'hui en France. Plus de 70 000 sont nées en 2005. C'est dire combien la fibre associative a le vent en poupe. Mais comment obtenir financement et subventions ? Comment trouver des bénévoles et un rythme de croisière ? Voici quelques recettes qui vous aideront à mener à bien le lancement d'un projet. Et surtout à le pérenniser.
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Une planète à part entière
Un million huit cent mille associations, 21 millions d'adhérents dont 12 millions de bénévoles. En France, le monde associatif est une planète à part entière. Tant et si bien que le gouvernement a décidé de doter son ministère de la Jeunesse et des Sports d'un secteur dédié à la « vie associative ». Depuis, beaucoup a déjà été fait pour faciliter la création et le fonctionnement des associations. Trois groupes de travail ont également été chargés d'élaborer des propositions pour aller plus loin. Les idées fusent et voient le jour. Et chacun attend impatiemment la « Conférence nationale » de décembre prochain, pour passer aux travaux pratiques.
190 nouvelles associations chaque jour.
En attendant, 190 associations naissent chaque jour, tentant de suivre au mieux le flux des démarches à suivre. Les secteurs culturel et social ont le vent en poupe. Citons seulement «Paroles de chiens », qui propose des « maîtres et des chiens visiteurs » pour lutter contre l'isolement dans les maisons de retraite ou les hôpitaux. Ou encore « Sinople », structure associative culturelle, qui aide comédiens et musiciens à concrétiser leur projet.
Concrètement, comment ça se construit une association ?
Le jour de son vingt-deuxième anniversaire, Hubert et ses amis ont eu une idée « géniale ». « Et si l'on créait notre association pour lutter contre l'indifférence dans le quartier ? Y en a marre de l'indifférence ! Et si l'on créait un espace de convivialité où les gens se rencontreraient ? » C'était il y a deux mois. L'idée aurait pu être une simple comète dans une soirée bien arrosée. Eh bien non, elle a fait son chemin. L'association s'appellera « Entre nous ». Deux amis ont décidé d'être aussi de l'aventure : Émilie et Rodolphe. Aujourd'hui, le trio doit « sérieusement faire le point » sur leur projet commun. Les tâches ont déjà été réparties. Hubert planche sur le projet, Rodolphe sur les statuts et Émilie sur la recherche de bénévoles. Dans l'appartement d'Hubert, situé au huitième étage d'une tour de la banlieue parisienne, c'est l'heure du debriefing.
On commence par Rodolphe, le spécialiste internaute du groupe.
D'abord, trouver les démarches à effectuer
« Ce ne sont pas les sites qui manquent. Il y en a même tellement qu'on ne sait plus vers qui se tourner. C'est finalement en me connectant sur le site du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative que j'ai trouvé la marche à suivre », raconte Rodolphe. Alors ? « La première chose à faire, c'est d'aller s'inscrire officiellement en préfecture pour déposer les statuts de l'association. Quatre à six semaines après, cela passera au Journal officiel, signe de l'existence juridique d'Entre nous. » Jusque-là, c'est très simple. C'est après que les choses se compliquent. Comment s'organiser, trouver des subventions pour investir, s'assurer…
Savoir bien s'entourer et s'informer
Aux dires de ceux qui sont passés par là, les démarches auprès des banques exigent une bonne motivation. Raison de plus pour ne pas rester seul. En discutant avec ses parents, adhérents de trois associations humanitaires, Émilie a trouvé une piste fiable : « L'Espace bénévolat ». On l'a ensuite dirigée vers Bernard Laporte. Pas le rugbyman, mais le fondateur de deux associations dans le Val-d'Oise dont la mission est de mettre en relation les gens qui souhaitent être utiles bénévolement et les structures associatives. Car sans bénévoles, point d'associations. « Nous travaillons aujourd'hui avec une soixantaine de structures associatives du département, essentiellement dans le domaine social et humanitaire », explique l'interlocuteur d'Émilie. Lequel insiste : « Surtout, ne vous lancez pas tout seuls dans la création d'une association. Il existe aujourd'hui dans tous les départements des points d'appui chargés de vous aider. Les préfectures et sous-préfectures doivent pouvoir vous renseigner. » Autre conseil primordial de Bernard Laporte : « Bien ficeler votre projet en étroite concertation avec vos partenaires. Ce document doit être la "bible" de votre association, sa carte de visite. »
Bien ficeler son projet
C'est bien dans ce sens qu'Hubert a planché des heures sur la rédaction du projet construit en commun par les trois amis. Être clair et précis. Savoir ce que l'on veut. Avec qui ? Pour qui ? « D'abord, j'ai parlé de notre projet autour de moi, en commençant par ici dans ma tour. Les gens sont enthousiastes. Puis j'ai pris contact avec deux associations du quartier pour qu'elles m'expliquent leur fonctionnement. Après je me suis lancé dans la rédaction du projet. C'est court, mais je l'espère percutant. » Émilie et Rodolphe prennent connaissance du document, y apportent quelques remarques, puis le valident. Les dés sont jetés. Dans quelques semaines, tout sera officialisé. Reste à souhaiter bonne chance à la future nouvelle association. « Entre nous », c'est bien parti !
Un million huit cent mille associations, 21 millions d'adhérents dont 12 millions de bénévoles. En France, le monde associatif est une planète à part entière. Tant et si bien que le gouvernement a décidé de doter son ministère de la Jeunesse et des Sports d'un secteur dédié à la « vie associative ». Depuis, beaucoup a déjà été fait pour faciliter la création et le fonctionnement des associations. Trois groupes de travail ont également été chargés d'élaborer des propositions pour aller plus loin. Les idées fusent et voient le jour. Et chacun attend impatiemment la « Conférence nationale » de décembre prochain, pour passer aux travaux pratiques.
190 nouvelles associations chaque jour.
En attendant, 190 associations naissent chaque jour, tentant de suivre au mieux le flux des démarches à suivre. Les secteurs culturel et social ont le vent en poupe. Citons seulement «Paroles de chiens », qui propose des « maîtres et des chiens visiteurs » pour lutter contre l'isolement dans les maisons de retraite ou les hôpitaux. Ou encore « Sinople », structure associative culturelle, qui aide comédiens et musiciens à concrétiser leur projet.
Concrètement, comment ça se construit une association ?
Le jour de son vingt-deuxième anniversaire, Hubert et ses amis ont eu une idée « géniale ». « Et si l'on créait notre association pour lutter contre l'indifférence dans le quartier ? Y en a marre de l'indifférence ! Et si l'on créait un espace de convivialité où les gens se rencontreraient ? » C'était il y a deux mois. L'idée aurait pu être une simple comète dans une soirée bien arrosée. Eh bien non, elle a fait son chemin. L'association s'appellera « Entre nous ». Deux amis ont décidé d'être aussi de l'aventure : Émilie et Rodolphe. Aujourd'hui, le trio doit « sérieusement faire le point » sur leur projet commun. Les tâches ont déjà été réparties. Hubert planche sur le projet, Rodolphe sur les statuts et Émilie sur la recherche de bénévoles. Dans l'appartement d'Hubert, situé au huitième étage d'une tour de la banlieue parisienne, c'est l'heure du debriefing.
On commence par Rodolphe, le spécialiste internaute du groupe.
D'abord, trouver les démarches à effectuer
« Ce ne sont pas les sites qui manquent. Il y en a même tellement qu'on ne sait plus vers qui se tourner. C'est finalement en me connectant sur le site du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative que j'ai trouvé la marche à suivre », raconte Rodolphe. Alors ? « La première chose à faire, c'est d'aller s'inscrire officiellement en préfecture pour déposer les statuts de l'association. Quatre à six semaines après, cela passera au Journal officiel, signe de l'existence juridique d'Entre nous. » Jusque-là, c'est très simple. C'est après que les choses se compliquent. Comment s'organiser, trouver des subventions pour investir, s'assurer…
Savoir bien s'entourer et s'informer
Aux dires de ceux qui sont passés par là, les démarches auprès des banques exigent une bonne motivation. Raison de plus pour ne pas rester seul. En discutant avec ses parents, adhérents de trois associations humanitaires, Émilie a trouvé une piste fiable : « L'Espace bénévolat ». On l'a ensuite dirigée vers Bernard Laporte. Pas le rugbyman, mais le fondateur de deux associations dans le Val-d'Oise dont la mission est de mettre en relation les gens qui souhaitent être utiles bénévolement et les structures associatives. Car sans bénévoles, point d'associations. « Nous travaillons aujourd'hui avec une soixantaine de structures associatives du département, essentiellement dans le domaine social et humanitaire », explique l'interlocuteur d'Émilie. Lequel insiste : « Surtout, ne vous lancez pas tout seuls dans la création d'une association. Il existe aujourd'hui dans tous les départements des points d'appui chargés de vous aider. Les préfectures et sous-préfectures doivent pouvoir vous renseigner. » Autre conseil primordial de Bernard Laporte : « Bien ficeler votre projet en étroite concertation avec vos partenaires. Ce document doit être la "bible" de votre association, sa carte de visite. »
Bien ficeler son projet
C'est bien dans ce sens qu'Hubert a planché des heures sur la rédaction du projet construit en commun par les trois amis. Être clair et précis. Savoir ce que l'on veut. Avec qui ? Pour qui ? « D'abord, j'ai parlé de notre projet autour de moi, en commençant par ici dans ma tour. Les gens sont enthousiastes. Puis j'ai pris contact avec deux associations du quartier pour qu'elles m'expliquent leur fonctionnement. Après je me suis lancé dans la rédaction du projet. C'est court, mais je l'espère percutant. » Émilie et Rodolphe prennent connaissance du document, y apportent quelques remarques, puis le valident. Les dés sont jetés. Dans quelques semaines, tout sera officialisé. Reste à souhaiter bonne chance à la future nouvelle association. « Entre nous », c'est bien parti !
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