Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants
Protéger l'enfance en danger en accueillant les enfants et les adolescents confiés par la justice, telle est la vocation de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants depuis plus de 50 ans. Jean Dujardin et Marc Lièvremont sont engagés pour cette association. Témoignage.
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S’il en est deux qui savent ce que fratrie veut dire, c’est bien Marc Lièvremont, sélectionneur de l’équipe de France de rugby et Jean Dujardin, comédien, qui a accepté de parrainer la Fondation MVE en mars dernier. Sept frères et soeur pour l’un, trois frères pour le deuxième, le lien fraternel n’a pas de secret pour eux ! Le célèbre comédien vient de rejoindre le non moins populaire rugbyman dans cet engagement important auprès de la Fondation MVE, en accord avec leurs valeurs de sportif, d’artiste et d’homme, tout simplement.
Jean Dujardin, pourquoi accepter de parrainer la Fondation MVE ?
Je ne me suis même pas posé la question ! Je viens encore de vivre une très très belle année sur tous les plans. Je sais que j’ai beaucoup de chance et il y a un moment où on doit rendre tout cela ou au moins le partager. M’investir dans une action qui touche les enfants, cela me paraît tellement important. Et ceux-là ont déjà une vie différente des autres avec des histoires plus ou moins lourdes mais jamais banales. Ils ont besoin d’attentions, il faut comprendre, ressentir.
Pour vous, Jean et Marc, quel sens a le mot “fratrie” ?
Marc : nous sommes père et frère, tous les deux. Nous connaissons la valeur des liens de famille et leur influence dans la construction d’un enfant.
Jean : Marc a raison. Avoir des frères et des soeurs, c’est un bâti à long terme. C’est un ciment qui donne de la force, qui soutient. C’est important dans une famille sereine et heureuse, alors imaginez dans un contexte difficile, comme ce que vivent les enfants de la Fondation. Dans le Village de Boissettes, où je suis allé, j’ai pris la pleine mesure de cette force, de cette nécessité. Quand on vit dans un monde protégé, on ne se rend pas bien compte que de telles réalités existent. Alors, oui, il faut s’investir.
Jean, avez-vous déjà participé à des actions humanitaires ?
Oui, lorsque l’Abbé Pierre est parti pour “ses grandes vacances” comme il disait, il fallait renouveler la “force de frappe” de sa Fondation et j’ai été très fier que l’on me demande d’y participer et de le faire.
Pensez-vous avoir du temps et de la disponibilité à consacrer à la Fondation MVE et comment concrètement ?
Le temps et la disponibilité, on les trouve quand il faut. Tout comme Marc, je m’investirai le plus sincèrement et le mieux possible. Vous savez, je suis aussi dans le réel et j’ai conscience que notre mission, c’est d’abord de renforcer la visibilité de la Fondation. D’utiliser notre notoriété pour que l’on parle de ces enfants, pour donner envie de les aider. Voilà le concret. Il faut de l’argent pour les Villages, de l’argent pour l’éducation des enfants et des jeunes, de l’argent pour leur permettre de rester ensemble et de grandir le mieux possible. Mon rôle maintenant, c’est d’être suffisamment convaincant pour que les dons arrivent. C’est aussi du plaisir de s’investir avec un but comme celui-là.
Marc Lièvremont, vous parrainez et soutenez activement la Fondation avec vos frères et soeur depuis 2004. Vous venez de passer un moment avec Jean et ses frères, que voudriez-vous lui transmettre ?
Comme le dit Jean, si nous pouvons rendre ce que la vie nous a apporté à des enfants qui n’ont pas eu notre chance, il n’y a pas à hésiter. Ce qui nous rapproche lui et moi, ce sont nos frères et la vie heureuse que nous avons vécue ensemble. C’est aussi un sentiment de devoir accompli, de ne pas rester sur notre nuage, coupé de la détresse de ces enfances écorchées. Vous savez, je ne me suis pas engagé pour avoir un retour quelconque. Nous n’en avons besoin ni l’un ni l’autre, c’est bien clair dans notre esprit. Le message que j’ai à passer à Jean, c’est de faire le mieux et le plus possible pour eux !
Que pensez-vous apporter aux enfants eux-mêmes ?
Marc : Le travail le plus important auprès des enfants ce sont les éducateurs qui le font, pas nous. Il ne faut pas se tromper. Mais c’est vrai que les jeunes peuvent s’identifier à nos parcours et que nous pouvons leur apporter de la chaleur.
Jean : Et de la passion aussi… C’est important la passion, cela fait gravir les montagnes.
Quelles valeurs partagez-vous qui vous rapprochent dans cet engagement ?
Nous avons des registres différents mais les mêmes valeurs, Marc et moi : la famille, la sincérité, la passion, l’énergie et l’amour de ce que nous faisons. On peut dire aussi que nous sommes complémentaires. D’un côté la combativité, l’esprit d’équipe, le dépassement de soi par le sport, de l’autre le rêve, la légèreté du rire, la joie de vivre de la comédie. Et pour nous deux, il y a l’attractivité de nos métiers auprès du public et forcément auprès de ces enfants, le capital sympathie qu’ils dégagent.
Et il y a aussi la valeur du travail, qu’il ne faut pas oublier et qui peut être un exemple. Tout ne nous est pas arrivé tout seul. Pour atteindre ses objectifs, il faut s’en donner les moyens et beaucoup travailler !
Envisagez-vous des actions particulières ?
Marc : C’est difficile de le dire maintenant, nous pouvons penser à des tas de choses, et pas seulement à des actions médiatisées. Elles sont nécessaires pour accroître la visibilité de la Fondation MVE, ce qui nous motive.
Jean : Il faut gérer notre image de sportif et de comédien, qui nous amène à parler de nous, à nous mettre en avant inévitablement et en même temps placer la Fondation MVE en pleine lumière. Ce n’est pas le plus simple d’être sur les deux registres, mais Marc y est arrivé et je pense que je vais savoir le faire. Et il y a aussi ce que nous pouvons faire à l’intérieur même de la Fondation. Je pense à des ateliers de théâtre, à des expériences où les enfants peuvent se trouver et se détendre. Nous verrons, je viens d’arriver !
Jean, est-ce que vous avez le sentiment d’entrer dans une aventure aux côtés de Marc et de la Fondation MVE ?
C’est comme ça que je conçois la vie ! On me demande parfois quel est mon plus grand rêve. Je crois que c’est d’arriver à un parfait équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie familiale, entre ma vie de comédien et ma vie d’homme, entre ce que je suis au fond de moi et ce que je fais.
L’aventure aujourd’hui, c’est d’aider ces enfants à maintenir leur relation fraternelle. Une action telle que la Fondation MVE a besoin d’être accompagnée, c’est ce que je vais essayer de faire. Je ne sais pas encore comment, mais en tout cas j’en ai l’envie et, je crois, l’énergie. Alors, oui pour l’aventure avec Marc, la Fondation MVE, et les enfants... Et on en reparlera dans quelques mois !
Fondation Mouvement pour les villages d'enfants
28, rue de Lisbonne - Paris 75008
Téléphone : 01 53 89 12 34
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