Antoine Janbon | |
« Lutter pour changer les mentalités »
Lucile Peignot est chargée de programmes auprès de Groupe développement, membre du réseau ECPAT International.
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Vous coordonnez plusieurs programmes dans le monde en vue de prévenir l'exploitation sexuelle des enfants. Quels sont les pays les plus touchés ?
Il n’y a pas de zone en particulier. Nous intervenons sur tous les continents : l’Amérique du sud, l’Afrique, l’Asie. Quand les pays deviennent plus regardants comme la Thaïlande par exemple, les abuseurs se déplacent vers des pays limitrophes comme le Cambodge ou le Laos. Le phénomène est extrêmement volatile, d’où la difficulté de le combattre.
Il n’y a pas de zone en particulier. Nous intervenons sur tous les continents : l’Amérique du sud, l’Afrique, l’Asie. Quand les pays deviennent plus regardants comme la Thaïlande par exemple, les abuseurs se déplacent vers des pays limitrophes comme le Cambodge ou le Laos. Le phénomène est extrêmement volatile, d’où la difficulté de le combattre.
Qui sont les touristes sexuels ?
Il n’y a pas de touristes sexuels types. Certains sont de vrais pédophiles, très déterminés. Ils font le voyage dans cet objectif. Pour eux, la prévention ne peut-être effective. Seule la répression peut les toucher. D’autres sont considérés comme des touristes sexuels occasionnels, ils se retrouvent seuls, dans un pays lointain au sein d’un environnement dans lequel leurs repères moraux sont modifiés et où un climat d’impunité domine. Ce sont eux qu’il faut sensibiliser en priorité en les prévenant des conséquences de leurs actes tant pour eux que pour les enfants qu’ils ont parfois le sentiment d’aider.
Il n’y a pas de touristes sexuels types. Certains sont de vrais pédophiles, très déterminés. Ils font le voyage dans cet objectif. Pour eux, la prévention ne peut-être effective. Seule la répression peut les toucher. D’autres sont considérés comme des touristes sexuels occasionnels, ils se retrouvent seuls, dans un pays lointain au sein d’un environnement dans lequel leurs repères moraux sont modifiés et où un climat d’impunité domine. Ce sont eux qu’il faut sensibiliser en priorité en les prévenant des conséquences de leurs actes tant pour eux que pour les enfants qu’ils ont parfois le sentiment d’aider.
Quelles sont vos actions à l'échelon local pour prévenir ce phénomène ?
L’enjeu principal de notre action est de lutter pour changer les mentalités. Dans certains endroits de la planète comme l’enfant n’est rien, il n’a aucun droit. Au Pakistan par exemple, la prostitution des plus jeunes est couramment admise. Par l’intermédiaire de formations, nous tentons de sensibiliser des administrations comme la police, la justice en leur expliquant les dégâts de tels pratiques pour ces enfants mais aussi pour leur pays en général. Nous organisons également des réunions avec les familles pour les informer des conditions de vie de ceux qui sont partis à la ville.
L’enjeu principal de notre action est de lutter pour changer les mentalités. Dans certains endroits de la planète comme l’enfant n’est rien, il n’a aucun droit. Au Pakistan par exemple, la prostitution des plus jeunes est couramment admise. Par l’intermédiaire de formations, nous tentons de sensibiliser des administrations comme la police, la justice en leur expliquant les dégâts de tels pratiques pour ces enfants mais aussi pour leur pays en général. Nous organisons également des réunions avec les familles pour les informer des conditions de vie de ceux qui sont partis à la ville.
Les enfants sont-ils une cible privilégiée ?
Bien sûr ! Nous avons plusieurs programmes à destination des enfants des rues en Afrique. En Thaïlande, nous apprenons aux jeunes prostitués à respecter leur propre corps en leur faisant prendre conscience qu’elles ne sont pas des objets mais des individus à part entière. Nous leur donnons aussi des cours d’anglais pour qu’elles puissent se défendre face aux touristes qui les abordent. En matière de lutte contre le tourisme sexuel l’éducation reste une arme absolue.
Crédits photo : Benjamin Horvais
Bien sûr ! Nous avons plusieurs programmes à destination des enfants des rues en Afrique. En Thaïlande, nous apprenons aux jeunes prostitués à respecter leur propre corps en leur faisant prendre conscience qu’elles ne sont pas des objets mais des individus à part entière. Nous leur donnons aussi des cours d’anglais pour qu’elles puissent se défendre face aux touristes qui les abordent. En matière de lutte contre le tourisme sexuel l’éducation reste une arme absolue.
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