Anne-Laure MURIER | |
Se réparer après la maltraitance
Aux victimes de la maltraitance comme à leurs proches, Enfance et Partage propose un accompagnement et un suivi psychologique. « Parce que la justice aide, mais ne soigne pas », plaide Catherine Schor, responsable de ce service.
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Dans quelles circonstances intervenez-vous ?
Nous pouvons intervenir de façon ponctuelle, auprès d'un enfant qui décide de dévoiler la maltraitance qu'il subit, auprès d'un proche désemparé, ou encore auprès d'adultes craignant de devenir violents en raison d'un contexte socio-économique ou familial, ou d'une blessure personnelle... Notre soutien est également essentiel pendant une procédure judiciaire : sans compter la lourdeur du procès, il peut se passer deux ans entre le dépôt d'une plainte et la confrontation au tribunal... Enfin, nous assurons des psychothérapies à plus long terme, pour des enfants mais aussi des jeunes adultes, notamment des femmes, chez qui une grossesse ou une rupture font ressurgir des maltraitances passées.
Comment les gens viennent-ils à vous ?
Via notre numéro d'urgence, voire notre site Internet. Notre identité associative les met en confiance pour avouer ces problèmes de violence familiale. Parfois, les personnes nous sont adressées par des services sociaux. Quoi qu'il en soit, lorsqu'un enfant dévoile une maltraitance, je l'oriente préalablement vers la brigade des mineurs pour préserver sa parole. J'accepte aussi de recevoir des jeunes qui ne sont pas encore prêts à vouloir porter plainte pour eux-mêmes, sachant qu'un travail psychologique les aide souvent à franchir ce cap.
Que prévoient les pouvoirs publics pour ces victimes ?
Il existe un réseau de centres médicaux psychosociaux, relativement important mais saturé. Or comment attendre deux mois pour être écouté après un viol ? Si une prise en charge institutionnelle est organisée pour les abuseurs, rien n'est spécifiquement prévu pour les victimes : ni budget, ni infrastructures, ni équipes ! Nous pallions cette carence au mieux. Parallèlement à notre activité parisienne, nos comités locaux peuvent solliciter des psychologues :nous finançons leur prestation après convention avec l'association. Mais l'ouverture de centres d'accueil familiaux reste un besoin criant : c'est souvent toute une histoire familiale qu'il faut détricoter pour soigner et prévenir la violence.
Soutenir Enfance et partage :
http://www.enfance-et-partage.org
Crédits photos : Benjamin Horvais, Enfance et Partage
Nous pouvons intervenir de façon ponctuelle, auprès d'un enfant qui décide de dévoiler la maltraitance qu'il subit, auprès d'un proche désemparé, ou encore auprès d'adultes craignant de devenir violents en raison d'un contexte socio-économique ou familial, ou d'une blessure personnelle... Notre soutien est également essentiel pendant une procédure judiciaire : sans compter la lourdeur du procès, il peut se passer deux ans entre le dépôt d'une plainte et la confrontation au tribunal... Enfin, nous assurons des psychothérapies à plus long terme, pour des enfants mais aussi des jeunes adultes, notamment des femmes, chez qui une grossesse ou une rupture font ressurgir des maltraitances passées.
Comment les gens viennent-ils à vous ?
Via notre numéro d'urgence, voire notre site Internet. Notre identité associative les met en confiance pour avouer ces problèmes de violence familiale. Parfois, les personnes nous sont adressées par des services sociaux. Quoi qu'il en soit, lorsqu'un enfant dévoile une maltraitance, je l'oriente préalablement vers la brigade des mineurs pour préserver sa parole. J'accepte aussi de recevoir des jeunes qui ne sont pas encore prêts à vouloir porter plainte pour eux-mêmes, sachant qu'un travail psychologique les aide souvent à franchir ce cap.
Que prévoient les pouvoirs publics pour ces victimes ?
Il existe un réseau de centres médicaux psychosociaux, relativement important mais saturé. Or comment attendre deux mois pour être écouté après un viol ? Si une prise en charge institutionnelle est organisée pour les abuseurs, rien n'est spécifiquement prévu pour les victimes : ni budget, ni infrastructures, ni équipes ! Nous pallions cette carence au mieux. Parallèlement à notre activité parisienne, nos comités locaux peuvent solliciter des psychologues :nous finançons leur prestation après convention avec l'association. Mais l'ouverture de centres d'accueil familiaux reste un besoin criant : c'est souvent toute une histoire familiale qu'il faut détricoter pour soigner et prévenir la violence.
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Crédits photos : Benjamin Horvais, Enfance et Partage
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