Anne-Laure Murier | |
Soigner la souffrance psychologique
Enfants soldats, catastrophes naturelles, blessures de l’Histoire, Handicap international recrute des psys en masse… Éclairage de Maryvonne de Backer, responsable de la santé, des soins et de la réadaptation pour l’association lyonnaise.
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Quelle est la place de la prise en charge psychologique dans les missions de Handicap International ?
Elle s’adresse à toutes les personnes en souffrance. La guerre civile en Sierra Leone, par exemple, a laissé un traumatisme profond parmi la population. Quant aux enfants soldats, qui errent aujourd’hui dans la rue, leur fournir toit et nourriture ne suffit pas : ils ont besoin de raconter ce qu’ils ont vécu. En l’absence de personnes-ressources sur place, notre ambition est de sensibiliser les travailleurs sociaux à ces problèmes. D’autre part, une prise en charge psychologique s’impose dans les situations d’urgence, comme le tsunami en Asie du Sud-Est ou le tremblement de terre au Pakistan.
Cette prise en compte de la souffrance psychique est-elle récente ?
Présente aujourd’hui du Liban au Rwanda, en passant par le Laos, elle a été sollicitée au début des années 90 par nos équipes expatriées, à la découverte des centres dits « d’irrécupérables » dans la Roumanie d’après Ceausescu. Dans les mêmes temps, elles étaient témoins des errances de réfugiés balkans. Le tout à deux heures d’avion de chez nous, affectant des populations occidentales en tout point semblable à nous. La personne, comme sujet, est centrale dans nos approches, qu’il s’agisse des victimes mais aussi des équipes qui partent pour nous : elle sont préparées avant le départ et accompagnées tout au long de leur mission, sur place ou depuis la coordination au siège selon les cas. En Somalie et en Afghanistan par exemple, ce sont les problèmes de sécurité qui nécessitent un soutien.
Quel profil professionnel recrutez-vous ?
Au siège ou sur le terrain, ces missions exigent de l’expérience, d’autant qu’il s’agit autant de coordonner des projets, encadrer des équipes ou encore former des locaux que de prodiguer des soins. Nous favorisons les psychologues cliniciens, les psychiatres mais aussi les éducateurs spécialisés ayant eu une approche de la santé mentale.
Crédits photos : ERM
Elle s’adresse à toutes les personnes en souffrance. La guerre civile en Sierra Leone, par exemple, a laissé un traumatisme profond parmi la population. Quant aux enfants soldats, qui errent aujourd’hui dans la rue, leur fournir toit et nourriture ne suffit pas : ils ont besoin de raconter ce qu’ils ont vécu. En l’absence de personnes-ressources sur place, notre ambition est de sensibiliser les travailleurs sociaux à ces problèmes. D’autre part, une prise en charge psychologique s’impose dans les situations d’urgence, comme le tsunami en Asie du Sud-Est ou le tremblement de terre au Pakistan.
Cette prise en compte de la souffrance psychique est-elle récente ?
Présente aujourd’hui du Liban au Rwanda, en passant par le Laos, elle a été sollicitée au début des années 90 par nos équipes expatriées, à la découverte des centres dits « d’irrécupérables » dans la Roumanie d’après Ceausescu. Dans les mêmes temps, elles étaient témoins des errances de réfugiés balkans. Le tout à deux heures d’avion de chez nous, affectant des populations occidentales en tout point semblable à nous. La personne, comme sujet, est centrale dans nos approches, qu’il s’agisse des victimes mais aussi des équipes qui partent pour nous : elle sont préparées avant le départ et accompagnées tout au long de leur mission, sur place ou depuis la coordination au siège selon les cas. En Somalie et en Afghanistan par exemple, ce sont les problèmes de sécurité qui nécessitent un soutien.
Quel profil professionnel recrutez-vous ?
Au siège ou sur le terrain, ces missions exigent de l’expérience, d’autant qu’il s’agit autant de coordonner des projets, encadrer des équipes ou encore former des locaux que de prodiguer des soins. Nous favorisons les psychologues cliniciens, les psychiatres mais aussi les éducateurs spécialisés ayant eu une approche de la santé mentale.
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