Stéphanie Senet | |
L'avenir de la planète : l'affaire de tous
Face au réchauffement climatique, les associations de protection de l'environnement appellent l'opinion publique et les acteurs politiques à changer impérativement les modes de consommation et de production.
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Les chiffres sont éloquents. Sur les douze dernières années, on compte les onze années les plus chaudes jamais enregistrées, selon le rapport du Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Et le réchauffement sera deux fois plus important au cours des vingt ans à venir si rien n’est fait pour le stopper. « Le réchauffement climatique va avoir des conséquences démographiques et géopolitiques majeures » explique Karine Gavand, chargée de campagne à Greenpeace. « Si le réchauffement est supérieur à 2 degrés Celsius d’ici à 2100, on court à la catastrophe. Des millions de personnes manqueront d’eau, en Asie, en Afrique mais aussi en Australie et en Amérique du Sud. Les personnes vivant dans les régions côtières seront obligées de se déplacer, ce qui va créer des tensions ». L’association Greenpeace, qui lutte pour l’arrêt des perturbations du climat planétaire, refuse toutefois le fatalisme. Elle vient de publier un scénario selon lequel il est tout à fait possible de réduire de moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Maîtriser les énergies
Concrètement, il faut freiner d’urgence la croissance des pollutions atmosphériques et en particulier des rejets de CO2. C’est ce que prévoit le protocole de Kyoto, texte fondateur adopté par de nombreux pays en 1997, mais toujours boudé par les Etats-Unis et l’Australie. En France, ce sont les secteurs des transports et du bâtiment qui sont les plus polluants. Pourtant les habitudes ont du mal à changer : le réseau autoroutier continue de s’étendre au détriment des transports propres comme le train, le vélo ou la marche à pied. Les logements représentent eux aussi une importante source d’émission. « En isolant 400 000 logements par an, on diviserait par quatre nos émissions de gaz à effet de serre » assure Anne Dringault, directrice des Amis de la Terre, qui fourmille d’idées pour réduire notre consommation d’énergie et pour diversifier sa production. « Aujourd’hui, 90% des investissements publics français vont dans le nucléaire et seulement 10% dans les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire, éolienne ou la biomasse. Il faut réduire cet écart ».
Concrètement, il faut freiner d’urgence la croissance des pollutions atmosphériques et en particulier des rejets de CO2. C’est ce que prévoit le protocole de Kyoto, texte fondateur adopté par de nombreux pays en 1997, mais toujours boudé par les Etats-Unis et l’Australie. En France, ce sont les secteurs des transports et du bâtiment qui sont les plus polluants. Pourtant les habitudes ont du mal à changer : le réseau autoroutier continue de s’étendre au détriment des transports propres comme le train, le vélo ou la marche à pied. Les logements représentent eux aussi une importante source d’émission. « En isolant 400 000 logements par an, on diviserait par quatre nos émissions de gaz à effet de serre » assure Anne Dringault, directrice des Amis de la Terre, qui fourmille d’idées pour réduire notre consommation d’énergie et pour diversifier sa production. « Aujourd’hui, 90% des investissements publics français vont dans le nucléaire et seulement 10% dans les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire, éolienne ou la biomasse. Il faut réduire cet écart ».
Préserver la biodiversité
Maîtriser les pollutions revient aussi à protéger la biodiversité planétaire qui régule notamment la qualité de l’atmosphère et de l’eau… « On connaît les problèmes de la forêt amazonienne, mais il se passe la même chose en Asie du Sud-Est où 1,5 million d’hectares de forêt disparaissent chaque année » observe Sylvain Angerand, chargé de campagne aux Amis de la Terre. Cette déforestation n’est pas sans conséquences sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elle est principalement due à la plantation de palmiers à huile dont la récolte alimente l’industrie agroalimentaire et celle des cosmétiques, alors que ces cultures pourraient pousser sur des zones aujourd’hui dégradées. Cette menace n’a rien d’anecdotique. Comme le rappelle la fondation Nicolas Hulot, « la disparition d’une espèce a le même effet sur un écosystème que le déséquilibre d’une pile de livres sur une étagère ». Au total, 13 000 espèces mondiales pourraient pourtant disparaître d’un jour à l’autre, à cause de l’industrialisation massive.
Maîtriser les pollutions revient aussi à protéger la biodiversité planétaire qui régule notamment la qualité de l’atmosphère et de l’eau… « On connaît les problèmes de la forêt amazonienne, mais il se passe la même chose en Asie du Sud-Est où 1,5 million d’hectares de forêt disparaissent chaque année » observe Sylvain Angerand, chargé de campagne aux Amis de la Terre. Cette déforestation n’est pas sans conséquences sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elle est principalement due à la plantation de palmiers à huile dont la récolte alimente l’industrie agroalimentaire et celle des cosmétiques, alors que ces cultures pourraient pousser sur des zones aujourd’hui dégradées. Cette menace n’a rien d’anecdotique. Comme le rappelle la fondation Nicolas Hulot, « la disparition d’une espèce a le même effet sur un écosystème que le déséquilibre d’une pile de livres sur une étagère ». Au total, 13 000 espèces mondiales pourraient pourtant disparaître d’un jour à l’autre, à cause de l’industrialisation massive.
Effet boule de neige
Pour avoir plus d'impact, 80 associations se sont rassemblées au sein de l’Alliance pour la Planète, et vont bientôt lancer de nouvelles actions ciblées sur les OGM, l’eau ou la rénovation des logements. Pendant ce temps, la consommation énergétique des ménages, elle, augmente. Christine Sourd, directrice adjointe des programmes de conservation du WWF, explique simplement qu’il revient à chacun d’inverser la tendance. « On préserve notre environnement en achetant des produits de saison, si possible produits localement et plutôt issus de l’agriculture biologique, ce qui permet de préserver la diversité des cultures ». Autres réflexes : éteindre la télévision plutôt que la mettre en veille, prendre des douches plutôt que des bains, trier ses déchets, privilégier les transports doux... Les idées ne manquent pas.
Crédits photos : Brice Gautriaud et Diane Dolgin / WWF
Pour avoir plus d'impact, 80 associations se sont rassemblées au sein de l’Alliance pour la Planète, et vont bientôt lancer de nouvelles actions ciblées sur les OGM, l’eau ou la rénovation des logements. Pendant ce temps, la consommation énergétique des ménages, elle, augmente. Christine Sourd, directrice adjointe des programmes de conservation du WWF, explique simplement qu’il revient à chacun d’inverser la tendance. « On préserve notre environnement en achetant des produits de saison, si possible produits localement et plutôt issus de l’agriculture biologique, ce qui permet de préserver la diversité des cultures ». Autres réflexes : éteindre la télévision plutôt que la mettre en veille, prendre des douches plutôt que des bains, trier ses déchets, privilégier les transports doux... Les idées ne manquent pas.
Crédits photos : Brice Gautriaud et Diane Dolgin / WWF
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