Violaine de Marsangy | |
Les gens ont faim en été
Beaucoup d'associations ferment leurs portes l'été, quand les bénévoles partent en vacances, et celles qui restent sur le terrain sont débordées par les demandes. C'est vrai, « en juillet aussi, les gens ont besoin de manger », remarque Khater Yenbou, directeur de La Chorba.Cette association parisienne, humanitaire et laïque, intervient auprès des personnes vivant dans la rue en offrant des repas chauds ou des colis alimentaires, et en organisant des maraudes le lundi soir.
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Pourquoi travaillez-vous en juillet ?
Tout simplement parce que les gens ont besoin de manger toute l'année et qu'en été beaucoup d'associations ne fonctionnent pas. A Paris, Les Restos du cœur s'arrêtent en juillet. Nous nous adaptons : quand ils ferment, nous sommes ouverts, et inversement. Ainsi, il n'y a pas de rupture l'été. Depuis septembre 2004, nous servons nos repas dans un local couvert que nous partageons avec Les Restos du cœur dans le 20e arrondissement. Ce nouveau lieu permet à nos bénéficiaires de prendre leur repas dans de meilleures conditions et dans une dignité retrouvée.
Tout simplement parce que les gens ont besoin de manger toute l'année et qu'en été beaucoup d'associations ne fonctionnent pas. A Paris, Les Restos du cœur s'arrêtent en juillet. Nous nous adaptons : quand ils ferment, nous sommes ouverts, et inversement. Ainsi, il n'y a pas de rupture l'été. Depuis septembre 2004, nous servons nos repas dans un local couvert que nous partageons avec Les Restos du cœur dans le 20e arrondissement. Ce nouveau lieu permet à nos bénéficiaires de prendre leur repas dans de meilleures conditions et dans une dignité retrouvée.
Quels types de repas distribuez-vous ?
Nous sommes tributaires de ce que nous donnent la banque alimentaire, les groupes industriels, les maraîchers et les boulangeries. La semaine dernière par exemple, nous avons servi des lentilles, du riz et des pâtes en sauce ou encore notre chorba : c'est un plat à base de légumes et de féculents dans lequel on peut ajouter tout ce que l'on veut en fonction des dons que nous recevons, oignons, tomates, carottes. Nous offrons toujours un plat principal, que nous pouvons conserver au chaud grâce à nos fûts isothermes, puis un ou deux desserts, et du pain. Nous travaillons en collaboration avec l'association Coup de pouce aux sans-abri, notre principal partenaire, qui prépare et sert le thé et le café après le repas, et avec qui nous développons depuis quatre ans toutes nos actions de solidarité.
Nous sommes tributaires de ce que nous donnent la banque alimentaire, les groupes industriels, les maraîchers et les boulangeries. La semaine dernière par exemple, nous avons servi des lentilles, du riz et des pâtes en sauce ou encore notre chorba : c'est un plat à base de légumes et de féculents dans lequel on peut ajouter tout ce que l'on veut en fonction des dons que nous recevons, oignons, tomates, carottes. Nous offrons toujours un plat principal, que nous pouvons conserver au chaud grâce à nos fûts isothermes, puis un ou deux desserts, et du pain. Nous travaillons en collaboration avec l'association Coup de pouce aux sans-abri, notre principal partenaire, qui prépare et sert le thé et le café après le repas, et avec qui nous développons depuis quatre ans toutes nos actions de solidarité.
Vos bénéficiaires sont-ils les mêmes l'hiver et l'été ?
Oui, ce sont les mêmes personnes. Ce qui change, c'est leur nombre : comme beaucoup d'associations ferment l'été, les bénéficiaires viennent chez nous. En hiver, nous servons environ 500 repas par jour. A partir de juin, cela augmente et, en juillet, nous atteignons 800 à 1 000 repas chaque soir. C'est pour nous une période très difficile, nous avons donc d'autant plus besoin de bénévoles. On pense souvent que peu de personnes ont faim l'été, c'est faux : les associations qui travaillent l'été ont deux fois plus de demandes qu'en hiver. Ceux qui vivent dans la précarité ne partent pas en vacances.
Crédit photos : Benjamin Horvais
Oui, ce sont les mêmes personnes. Ce qui change, c'est leur nombre : comme beaucoup d'associations ferment l'été, les bénéficiaires viennent chez nous. En hiver, nous servons environ 500 repas par jour. A partir de juin, cela augmente et, en juillet, nous atteignons 800 à 1 000 repas chaque soir. C'est pour nous une période très difficile, nous avons donc d'autant plus besoin de bénévoles. On pense souvent que peu de personnes ont faim l'été, c'est faux : les associations qui travaillent l'été ont deux fois plus de demandes qu'en hiver. Ceux qui vivent dans la précarité ne partent pas en vacances.
Crédit photos : Benjamin Horvais
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