Olivier Malaponti | |
Taverny, l'asile après l'exil
Mineurs étrangers en provenance du monde entier, ils sont des dizaines à arriver « illégalement » chaque semaine sur le territoire français. Placés en zone d’attente à Roissy, ils sont rapidement pris en charge par des associations. Parmi elles, la Croix Rouge Française qui a ouvert un lieu d’accueil et d’orientation (L.A.O) à Taverny (Val d’Oise), pour permettre à ces enfants d’avoir une chance d’avenir.
![]() |
Maintenus en zone d’attente à l’aéroport de Roissy, les mineurs étrangers qui ne remplissent pas les conditions d’entrée sur le sol Français ou qui demandent l’asile à la frontière sont immédiatement pris en charge par la Croix Rouge Française qui nomme un « administrateur ad hoc » pour représenter le mineur lors des procédures administratives et juridictionnelles. « Cette personne veille à ce que la loi soit respectée dans l’intérêt de l’enfant. C’est un rôle fondamental ! », insiste Sophie Savournin, chef du service éducatif au L.A.O de Taverny. Sur décision du juge des enfants du Tribunal de Grande Instance de Bobigny ou sur ordonnance du Procureur de la République, l’enfant est ensuite conduit au L.A.O de Taverny. « Ici, c’est un lieu d’accueil pour que les jeunes se posent. On leur assure le gîte, le couvert, ainsi qu’une prise en charge médicale, éducative, et une orientation », explique Sophie Savournin.
Des enfants fragilisés et déracinés
« Les jeunes arrivent dans un état psychique assez dégradé. Ils sont assez éprouvés et ont besoin que l’on s’occupe d’eux », souligne Caroline Thibaudeau, psychologue au L.A.O.
En effet, quitter son pays, sa famille, parfois brutalement, pour se retrouver dans un pays inconnu, dont on ignore la langue et la culture, est lourd à porter pour des enfants. « Parfois ils n’ont pas de nouvelles de leurs parents et sont pris dans des histoires complexes comme dans des réseaux d’exploitation humaine. Cela renvoie à des histoires familiales compliquées car ce sont souvent les familles qui les mettent dans ces réseaux. Il y a alors des problèmes de dette contractée par la famille et que l’enfant devra rembourser, parfois au péril de sa vie. Nous accueillons aussi des enfants qui quittent des pays en guerre et qui ont pu être victimes directes ou indirectes d’exactions ou témoins de massacres », poursuit Caroline Thibaudeau.
Une prise en charge globale
Reconstituer l’identité de l’enfant, rechercher sa famille, effectuer des démarches administratives en vue, notamment, de régulariser sa situation sont des priorités. Dans le même temps, une équipe pluridisciplinaire va s’employer à rassurer les enfants, à leur donner des repères, et établir, avec eux, un plan d’orientation viable. Apprentissage du Français, remise à niveau en maths, ateliers de cuisine, théâtre, sorties… autant d’outils à disposition des équipes éducatives. Ici, on fait du cas par cas, on évalue les difficultés de chacun, et on adapte la prise en charge. Ils passent en moyenne six mois au L.A.O, puis trois solutions s’offrent à eux : le retour au pays, le placement dans sa famille élargie en France ou en Europe, ou le placement dans un foyer de la protection de l’enfance. Un travail de longue haleine pour permettre à ces enfants en quête d’un avenir meilleur, de se reconstruire, et de sortir par le haut.
Crédit photos : Croix Rouge française et Benjamain Horvais
Des enfants fragilisés et déracinés
« Les jeunes arrivent dans un état psychique assez dégradé. Ils sont assez éprouvés et ont besoin que l’on s’occupe d’eux », souligne Caroline Thibaudeau, psychologue au L.A.O.
En effet, quitter son pays, sa famille, parfois brutalement, pour se retrouver dans un pays inconnu, dont on ignore la langue et la culture, est lourd à porter pour des enfants. « Parfois ils n’ont pas de nouvelles de leurs parents et sont pris dans des histoires complexes comme dans des réseaux d’exploitation humaine. Cela renvoie à des histoires familiales compliquées car ce sont souvent les familles qui les mettent dans ces réseaux. Il y a alors des problèmes de dette contractée par la famille et que l’enfant devra rembourser, parfois au péril de sa vie. Nous accueillons aussi des enfants qui quittent des pays en guerre et qui ont pu être victimes directes ou indirectes d’exactions ou témoins de massacres », poursuit Caroline Thibaudeau.
Une prise en charge globale
Reconstituer l’identité de l’enfant, rechercher sa famille, effectuer des démarches administratives en vue, notamment, de régulariser sa situation sont des priorités. Dans le même temps, une équipe pluridisciplinaire va s’employer à rassurer les enfants, à leur donner des repères, et établir, avec eux, un plan d’orientation viable. Apprentissage du Français, remise à niveau en maths, ateliers de cuisine, théâtre, sorties… autant d’outils à disposition des équipes éducatives. Ici, on fait du cas par cas, on évalue les difficultés de chacun, et on adapte la prise en charge. Ils passent en moyenne six mois au L.A.O, puis trois solutions s’offrent à eux : le retour au pays, le placement dans sa famille élargie en France ou en Europe, ou le placement dans un foyer de la protection de l’enfance. Un travail de longue haleine pour permettre à ces enfants en quête d’un avenir meilleur, de se reconstruire, et de sortir par le haut.
Crédit photos : Croix Rouge française et Benjamain Horvais
Espace offert par Microsoft
Découvrez l’ensemble de ce dossier
Sondage
- A quel propos les parents ressentent-ils le plus de stress vis-à-vis de leurs enfants ?
- La sécurité
27% - L'éducation
24% - La scolarité
29% - La santé
20%
- La sécurité


