Olivier Malaponti | |
Relais d'urgence avec Sol en Si
Dans les environs de Marseille, une famille, volontaire pour l'association Sol En Si, accueille, pour des séjours de courte durée, un enfant dont la maman est atteinte du sida. Une expérience à la fois « marquante » et « enrichissante ». Témoignage.
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Bénévole puis famille d'accueil
« Je voulais m'investir dans une association mais je ne savais pas comment faire, raconte Géraldine*, 47 ans, mariée et mère de deux garçons âgés de 21 et 23 ans. C'est un reportage à la télévision qui m'a décidée. » En 2002, elle franchit le pas ! Elle devient bénévole, un après-midi par semaine, à la halte-garderie de Sol En Si à Marseille.
Un jour de 2004, l'association lui demande si elle serait prête à devenir famille d'accueil : « Il fallait prendre la décision rapidement car la maman, atteinte du VIH, était hospitalisée d'urgence. Le petit de 12 ans, Marc*, risquait de se retrouver en foyer », explique Géraldine. Elle appelle son mari et lui expose la situation. Conjointement, ils décident d'accueillir l'enfant, pour quelques jours, le temps que sa maman sorte de l'hôpital.
« Je voulais m'investir dans une association mais je ne savais pas comment faire, raconte Géraldine*, 47 ans, mariée et mère de deux garçons âgés de 21 et 23 ans. C'est un reportage à la télévision qui m'a décidée. » En 2002, elle franchit le pas ! Elle devient bénévole, un après-midi par semaine, à la halte-garderie de Sol En Si à Marseille.
Un jour de 2004, l'association lui demande si elle serait prête à devenir famille d'accueil : « Il fallait prendre la décision rapidement car la maman, atteinte du VIH, était hospitalisée d'urgence. Le petit de 12 ans, Marc*, risquait de se retrouver en foyer », explique Géraldine. Elle appelle son mari et lui expose la situation. Conjointement, ils décident d'accueillir l'enfant, pour quelques jours, le temps que sa maman sorte de l'hôpital.
Un soutien de l'association
« Au début, j'avais peur, je pensais que je n'étais pas capable d'être famille d'accueil, confie Géraldine. Mais, à Sol En Si, on m'a beaucoup conseillée, accompagnée. Je me suis sentie très entourée », reconnaît-elle. Géraldine noue des liens avec la maman malade : rencontres, sorties, discussions. des attentions « pour la sortir de sa solitude ». L'état de santé de la maman la conduit à effectuer plusieurs séjours de courte durée à l'hôpital et, à chaque fois, Marc est accueilli chez Géraldine.
« Au début, j'avais peur, je pensais que je n'étais pas capable d'être famille d'accueil, confie Géraldine. Mais, à Sol En Si, on m'a beaucoup conseillée, accompagnée. Je me suis sentie très entourée », reconnaît-elle. Géraldine noue des liens avec la maman malade : rencontres, sorties, discussions. des attentions « pour la sortir de sa solitude ». L'état de santé de la maman la conduit à effectuer plusieurs séjours de courte durée à l'hôpital et, à chaque fois, Marc est accueilli chez Géraldine.
« Marc nous a beaucoup apporté »
« Marc a très vite trouvé sa place dans la famille, poursuit Géraldine. Il avait sa chambre, jouait à l'ordinateur avec mes enfants, s'amusait, discutait. Il allait à l'école la journée et, le soir, il faisait ses devoirs tout seul. C'était un enfant autonome. Il nous a beaucoup apporté : il était éveillé, intéressant. C'est enrichissant pour la famille », fait-elle remarquer. Pour autant, Géraldine et les siens ne conçoivent pas leur rôle comme celui d'une famille de substitution : « Nous devons être disponibles quand on a besoin de nous, mais il faut savoir se mettre en retrait, rester sur notre réserve. Nous n'avons pas le droit d'interférer dans sa vie. » Cette expérience, qu'elle qualifie de « marquante, chaleureuse et humainement riche », lui a enseigné « la patience, la tolérance et l'ouverture aux autres ».
*Les prénoms ont été changés.
« Marc a très vite trouvé sa place dans la famille, poursuit Géraldine. Il avait sa chambre, jouait à l'ordinateur avec mes enfants, s'amusait, discutait. Il allait à l'école la journée et, le soir, il faisait ses devoirs tout seul. C'était un enfant autonome. Il nous a beaucoup apporté : il était éveillé, intéressant. C'est enrichissant pour la famille », fait-elle remarquer. Pour autant, Géraldine et les siens ne conçoivent pas leur rôle comme celui d'une famille de substitution : « Nous devons être disponibles quand on a besoin de nous, mais il faut savoir se mettre en retrait, rester sur notre réserve. Nous n'avons pas le droit d'interférer dans sa vie. » Cette expérience, qu'elle qualifie de « marquante, chaleureuse et humainement riche », lui a enseigné « la patience, la tolérance et l'ouverture aux autres ».
*Les prénoms ont été changés.
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