Antoine Janbon | |
Travailler dans le social
Dans une société frappée par l'exclusion et la précarité, les métiers du social gagnent du terrain. En constante évolution, le secteur offre un réservoir d'emplois très divers. Pourtant, la « fibre sociale » ne suffit pas, et les exigences de la profession sont nombreuses et bien spécifiques.
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Le social. un secteur d'avenir
« Le social sera le premier secteur d'emploi dans les dix ans à venir, avec un rythme de 40 000 embauches par an », lance Elisabeth Javelaud, directrice de l'Association Française des Organismes de Formation et de Recherche en Travail Social (AFORTS).
Ce secteur recouvre en effet plus de vingt professions différentes et réunit déjà plus de 800 000 acteurs allant de l'assistante sociale à l'éducateur spécialisé. Soutenir des familles en grande précarité, aider des réfugiés dans leurs démarches administratives ou de permettre à des personnes handicapées de trouver un emploi. sont quelques exemples des activités que mènent les travailleurs sociaux.
Ces métiers font appel à des qualités et des compétences différentes, en fonction des postes occupés. Pour devenir assistante maternelle, par exemple, un niveau de formation équivalent à un brevet d'études professionnelles (BEP) suffit tandis qu'un poste de directeur d'établissement social nécessitera souvent de longues études supérieures. Pour être éducateur spécialisé par exemple, il faudra obtenir le diplôme après trois ans de formation.
« Le social sera le premier secteur d'emploi dans les dix ans à venir, avec un rythme de 40 000 embauches par an », lance Elisabeth Javelaud, directrice de l'Association Française des Organismes de Formation et de Recherche en Travail Social (AFORTS).
Ce secteur recouvre en effet plus de vingt professions différentes et réunit déjà plus de 800 000 acteurs allant de l'assistante sociale à l'éducateur spécialisé. Soutenir des familles en grande précarité, aider des réfugiés dans leurs démarches administratives ou de permettre à des personnes handicapées de trouver un emploi. sont quelques exemples des activités que mènent les travailleurs sociaux.
Ces métiers font appel à des qualités et des compétences différentes, en fonction des postes occupés. Pour devenir assistante maternelle, par exemple, un niveau de formation équivalent à un brevet d'études professionnelles (BEP) suffit tandis qu'un poste de directeur d'établissement social nécessitera souvent de longues études supérieures. Pour être éducateur spécialisé par exemple, il faudra obtenir le diplôme après trois ans de formation.
Savoir s'adapter et garder la bonne distance
Diplômes et concours d'entrée ne sont pas suffisants pour pouvoir intégrer un des nombreux instituts de formation régionaux censés vous apprendre les divers métiers.
« Au-delà des connaissances théoriques, nous demandons aux candidats d'avoir de la maturité, d'être déjà sensibles aux problématiques sociales et suffisamment solides dans leur tête pour rester neutres et objectifs, même avec les publics les plus difficiles. L'empathie n'est pas exclue, mais il faut toujours savoir garder la bonne distance », explique Elisabeth Javelaud.
Une opinion que partage Pierre Lalart, responsable des pôles éducation spécialisée et formation continue auprès de l'Institut de Formation Recherche, Animation, Sanitaire et Social IFRASS) de Toulouse. « La capacité d'adaptation et de travail en réseau reste une qualité primordiale. De plus en plus, le travailleur social devient le référent de personnes qui cumulent plusieurs problématiques, comme le logement, l'insertion, l'emploi, la santé. Il faut être prêt à assumer cela en sachant toujours frapper à la bonne porte. »
La curiosité et l'esprit d'ouverture sont d'autres atouts nécessaires. « Le travailleur social est un amoureux des relations humaines. Il doit être capable de s'engager aux côtés de personnes aux parcours chaque fois différents en leur permettant de faire émerger chez eux leurs propres compétences. Il faut toujours considérer l'usager comme un partenaire pour ne pas faire les choses à sa place. »
99 % des diplômés trouvent un poste au bout d'un an
Après avoir été admis dans un centre de formation, il faut compter deux à trois ans en moyenne au sein d'une école pour obtenir le diplôme : certificat d'aptitude, BTS, diplôme d'Etat. selon la spécialité. Cette période est ponctuée par de nombreux stages qui permettent à l'élève de se frotter aux réalités du terrain. Les écoles dispensent des formations généralistes que les futurs candidats pourront adapter aux publics avec lesquels ils vont travailler. Au bout de cet apprentissage, les perspectives d'insertion professionnelles sont énormes. Selon Elisabeth Javelaud, 99 % des diplômés trouvent un poste au bout d'un an.
Après avoir été admis dans un centre de formation, il faut compter deux à trois ans en moyenne au sein d'une école pour obtenir le diplôme : certificat d'aptitude, BTS, diplôme d'Etat. selon la spécialité. Cette période est ponctuée par de nombreux stages qui permettent à l'élève de se frotter aux réalités du terrain. Les écoles dispensent des formations généralistes que les futurs candidats pourront adapter aux publics avec lesquels ils vont travailler. Au bout de cet apprentissage, les perspectives d'insertion professionnelles sont énormes. Selon Elisabeth Javelaud, 99 % des diplômés trouvent un poste au bout d'un an.
Les plus gros recruteurs : les associations et les collectivité locales
Dans le domaine de l'éducatif, ce sont les 32 000 associations gestionnaires de structures sociales qui recrutent le plus, tandis que, dans le secteur de l'aide sociale, les collectivités locales restent les principaux employeurs. Il faut aussi compter avec une explosion de la demande des métiers à domicile sous l'impulsion du gouvernement.
Outre une relative sécurité de l'emploi, le social donne l'occasion à ses acteurs de vivre une aventure humaine passionnante. « C'est un métier encore fondé sur la relation directe. Il y a tous les jours de nouvelles histoires à recommencer, des individus qu'il faut aider à se reconstruire. Et puis, quand on arrive à atteindre ses objectifs, la satisfaction est énorme », raconte Pierre Lalart.
Dans le domaine de l'éducatif, ce sont les 32 000 associations gestionnaires de structures sociales qui recrutent le plus, tandis que, dans le secteur de l'aide sociale, les collectivités locales restent les principaux employeurs. Il faut aussi compter avec une explosion de la demande des métiers à domicile sous l'impulsion du gouvernement.
Outre une relative sécurité de l'emploi, le social donne l'occasion à ses acteurs de vivre une aventure humaine passionnante. « C'est un métier encore fondé sur la relation directe. Il y a tous les jours de nouvelles histoires à recommencer, des individus qu'il faut aider à se reconstruire. Et puis, quand on arrive à atteindre ses objectifs, la satisfaction est énorme », raconte Pierre Lalart.
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